Plan sectoriel de l’éducation post 2015: Une table ronde pour vulgariser le contenu

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L’exercice a été fait par Abdel-Rahamane Baba- Moussa, secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Stp-Pddse), Epiphane Azon, le président de la Fédération des associations des parents d’élèves (Fnapeb), Franck Adjobo, syndicaliste du secteur, membre de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bébin), sous la conduite de Vital Ulrich Ahotondji, le consultant en communication Pse post 2015. 

Les consultants commis ont élaboré le document stratégique du secteur de l’éducation qui retrace la nouvelle vision du Plan sectoriel de l’éducation (Pse) post 2015.
La nouvelle architecture de l’École béninoise, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, Stp-Pddse, se veut rectangulaire, avec une prise en compte effective des alternatives éducatives, des formations professionnelles, de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes. Ce choix stratégique est le résultat du diagnostic issu de l’évaluation du système éducatif du Bénin, après une décennie de mise en œuvre du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse).
La vision du Plan sectoriel de l’éducation post 2015 se décline en cinq leviers. Elle projette qu’à l’horizon 2030, le système éducatif du Bénin assure à tous les apprenants l’accès aux compétences, à l’esprit d’entrepreneuriat et d’innovations. À travers les axes stratégiques, le pays décide de rompre dès la base avec le mythe “akowé”, enseignement élitiste, au profit des compétences. Pour cela, les qualifications techniques et professionnelles seront adaptées à l’évolution des métiers. L’une des priorités du Pse est de mettre en place une éducation de base universelle de 12 ans, tout en développant une offre de formation professionnelle adaptée aux besoins de l’économie.
Dans l’ensemble, les panélistes ont soutenu que le processus d’élaboration du Pse est largement participatif et le document prend en compte dans sa globalité les préoccupations des parties prenantes. Selon Abdel-Rahamane Baba-Moussa, soutenu par les autres acteurs présents, le diagnostic du secteur révèle que l’école béninoise produit de l’exclusion et très peu de qualité. Pour éclairer ce constat, il indique l’évolution du profil de scolarisation qui montre que pour une proportion de 100 enfants attendus au Ci en 2015, ils sont 141 à y entrer. Mais, ce sont seulement 74 qui en sont sortis la même année. Ces chiffres montrent un fort taux de déperdition des enfants entre 9 et 17 ans, qui se retrouvent hors de l’école. Parmi eux, 20% n’ont jamais mis pied à l’école.
L’étude indique, par ailleurs, que la moitié des élèves de la classe de Cm2 n’ont pas les acquis nécessaires attendus en 2014 et peu d’enfants arrivent au secondaire, 66% contre un taux de sortie en terminale de 28%. Or, il est établi que le diplôme universitaire ne garantit pas toujours l’emploi. Pour preuve, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, 61% de la population active n’a aucun niveau scolaire.

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