Plan de contingence et réduction des risques de catastrophes: Les documents de base au cœur d’un atelier à Grand-Popo

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


L’Agence nationale de la protection civile (Anpc) organise du 7 au 10 août à Grand-Popo, avec le soutien du Système des Nations-Unies, un atelier portant sur l’actualisation du Plan de contingence national (Pcn) et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes (Snrrc). Cette rencontre a été ouverte, ce mardi 7 août, par le représentant du ministre en charge de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora.

LIRE AUSSI:  Prestation solennelle de serment et installation du Cos-Lépi: L’appel à la responsabilité de Joseph Djogbénou

L’actualisation du plan national de contingence et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes sont au cœur d’un atelier ouvert hier à Grand-Popo dans le département du Mono, sous l’égide de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc). 

L’actualisation du plan national de contingence, document programmatique d’actions dont le Bénin s’est doté depuis 2009, est un chantier annuel. Actualisé chaque année, aux dires du représentant du ministre en charge du secteur, le présent atelier vise également à le mettre à jour au regard, entre autres, de la récurrence des aléas attribués, en grande partie aux changements climatiques.
Quant à l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, Ouorou Baro Mora poursuit que ce chantier traduit la volonté du Bénin d’honorer ses engagements par rapport au cadre d’action de Sendaï accord signé en 2015 au Japon, à l’issue de la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes.
Le lien entre les deux chantiers, justifie le commissaire divisionnaire de la Police, Aristide Dagou, directeur général de l’Anpc, est que l’un découle de l’autre. Puisque la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, souligne-t-il, n’est rien d’autre que l’application au niveau national du cadre d’action de Sendaï, notamment en ce qui concerne la dernière de ses quatre priorités. Laquelle priorité porte sur le renforcement de la préparation en vue d’intervenir beaucoup plus rapidement en cas de sinistre. « Lorsqu’on actualise le Plan national de contingence, on fait de la préparation afin de réduire de façon significative les dégâts des catastrophes que nous pourrions être amené à connaître au cours de 2018 ou en 2019 », clarifie le directeur général de l’Anpc. L’intérêt de mener de front ces deux activités vise, par ailleurs, selon le directeur général de l’Anpc, à créer un environnement plus sécurisé, facteur d’un développement durable de l’ensemble du territoire national.
A rappeler que la mise en œuvre des actions contenues dans le Pnc, confiée à l’Anpc, bénéficie de l’appui de la Coopération allemande, la Giz. Grâce à cet accompagnement, le plan national a été déjà décliné en des plans communaux de contingence dans 45 communes sur les 77 au Bénin.
A l’actif de ce partenariat, le secrétaire général de la mairie de Grand-Popo, Mensah Amah, a reconnu que le plan de contingence dont sa commune a été dotée est « bel et bien opérationnel et régulièrement simulé ». Les communes de Grand-Popo et d’Athiémé .constituent les territoires les plus touchés par des inondations dans le Mono.

LIRE AUSSI:  20 ans de l’Association des jeunes chrétiens célestes : Le révérend pasteur Bennett Adéogun lance les activités