Partenariat dans le domaine de la recherche scientifique: Le Bénin et la République du Congo signent deux accords

Par Alexis Meton,

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La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, et Martin Coussoud- Mavoungou, ministre congolais de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, ont signé deux accords de partenariat dans le domaine de la recherche scientifique ce jeudi 12 mars. Ce partenariat est le fruit des actions entreprises depuis 2018, pour mutualiser les efforts dans le domaine de l’enseignement supérieur.

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Deux accords de coopération ont été signés dans le domaine de la recherche scientifique entre le Bénin et la République du Congo. Ils entrent en vigueur pour une durée de cinq ans renouvelable par tacite reconduction. Le premier relatif à un protocole de partenariat entre l’Institut géographique national (Ign) du Bénin et le Centre de recherche géographique et de production cartographique (Cergec) du Congo, se focalise sur la coopération dans les activités de production de l’information géographique, de la recherche géographique et de la formation. Le second vise à promouvoir la coopération en vue de l’enrichissement mutuel du patrimoine scientifique et technologique ainsi que le développement des travaux de formation et de recherche dans les domaines d’intérêts communs.
L’accord permettra l’échange de matériels scientifiques (minéral, végétal ou animal conservé ou vivant), l’organisation conjointe de séminaires et de colloques, l’organisation, de manière générale, de tout autre type de collaboration qui pourrait se révéler utile à la réalisation de ses objectifs, a fait savoir Martin Coussoud-Mavoungou. Il s’agit d’une recherche-développement de proximité qui tient compte du terrain et dont l’aboutissement devrait faire reculer la faim, la désertification. Celle-ci permet aussi de lutter contre les maladies tropicales négligées, d’évaluer et de reconstituer les ressources halieutiques en vue de faire face à l’insécurité alimentaire. Pour le ministre congolais, les deux Etats franchissent une nouvelle étape, celle de réfléchir ensemble pour mettre à la disposition de leurs économies et de leurs peuples des outils scientifiquement conçus et adaptés, en vue du relèvement du niveau de vie. « L’accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation technologique tire sa justification, du côté congolais, du programme de société de son excellence Denis Sassou-N’Guesso, président de la République, la marche vers le développement qui a accordé au développement scientifique et technologique le rôle de moteur au service de la résolution des problèmes qui se posent aux populations dans leur vie quotidienne. Il est surtout une réponse que nous jugeons appropriée, du fait de la similitude des équations à résoudre, tant au Congo qu’au Bénin », a affirmé Martin Coussoud-Mavoungou.

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De puissants outils d’aide à la décision

Le souhait de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, est que ce genre de coopération Sud-Sud se multiplie et impacte bien des secteurs. « L’Ign et le Cergec, par cette coopération, vont développer des activités communes dans le domaine de la géodésie, de la cartographie numérique, de la formation, de la fourniture réciproque de la documentation, et publication technique… afin d’être sans cesse au diapason des innovations technologiques», a martelé José Tonato. Selon lui, la géodésie et la cartographie sont de puissants outils d’aide à la décision qui permettent de mieux maîtriser les projets de développement, une priorité pour les deux Etats.
L’entrée en vigueur des accords marque le début d’une nouvelle ère dans les relations de coopération entre les deux pays en matière d’enseignement et de recherche scientifique. «Malgré la solidité des relations diplomatiques entre nos deux pays, l’absence d’un cadre juridique régissant les rapports de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche paraissait comme un frein à l’éclosion des rapports constructifs dans le monde scientifique de nos deux pays », constate Eléonore Yayi Ladékan. Elle a félicité la République du Congo pour avoir pris l’initiative de combler ce vide juridique en matière de coopération dans le domaine de la recherche.
« Quand on sait l’importance du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans l’acquisition du savoir, clé de voûte du développement de tout pays, l’on ne peut que se réjouir légitimement du pas qui vient d’être posé dans le bon sens pour un avenir prospère», confie la ministre. Car, indique-t-elle, la tendance sur les plans régional et international est au regroupement, à la constitution de grands ensembles pour faire face aux défis de l’humanité. La ministre a assuré que cet accord crée les conditions d’une collaboration fructueuse entre les chercheurs et autres acteurs du monde scientifique des deux pays, gage d’une dynamique dans ce sous-secteur. Cet acte dénote aussi, selon elle, de l’engagement du chef de l’Etat à faire du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le moteur de développement du pays.