Nouvelle tarification des communications électroniques: Les associations de consommateurs n’abdiquent point

Par Alexis Meton,

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Les consommateurs entre plaintes et résignation

L’entrée en vigueur depuis ce mercredi 19 septembre d’une nouvelle tarification de télécommunication n’exclut pas des pourparlers pour amoindrir les contrecoups de cette nouvelle donne. Les associations de consommateurs quoi qu’appréciant les motivations d’une telle décision n’abdiquent pas.

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Changement dans la tarification des télécommunications à partir de ce mercredi 19 septembre. Les différents forfaits internet et d’appel téléphonique ont connu de modification. Une réduction sensible au niveau des différents forfaits auxquels les consommateurs sont habitués. La mesure prise par le gouvernement, depuis quelques semaines, pour rentabiliser le secteur à travers le décret n°218-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des communications électroniques fournies par les réseaux sociaux ouverts au public en République du Bénin demeure une pilule amère pour certains.

Mais loin de désespérer de cette mesure, certaines associations de consommateurs multiplient les pourparlers avec les opérateurs GSM et l’Autorité de régulation des postes et télécommunications pour une revue des nouveaux tarifs.
« Nous sommes actuellement en négociation avec les opérateurs et l’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et de la poste  pour la réduction des coûts », précise Robin Accrombessi, président de l’Association des consommateurs des technologies de l’information et de la communication, joint au téléphone. Ce dernier estime nécessaire, pour que les opérateurs reviennent à l’ancienne tarification, l’implication des consommateurs, car « on ne peut pas défendre quelqu’un contre son gré ».
Pour rappel, le décret n°218-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des communications électroniques fournies par les réseaux sociaux ouverts au public en République du Bénin institue désormais 5 % de taxe à prélever sur tous les services voix et sur l’internet.
Si la partie ne semble pas pliée d’avance comme le pense Robin Accrombessi à l’instar d’autres responsables d’associations de consommateurs, Edouard Wallace se veut réaliste. Il estime qu’aucune offre n’est sur le marché sans faire l’objet d’étude technique par le régulateur. « Hier quand tout le monde surfait gratuitement sur les segments normaux de télécommunication, personne ne s’est plaint, mais aujourd’hui est-il possible de continuer ainsi dans un pays qui se respecte ? », se demande-t-il. De ses explications, il ressort que tout le monde est ramené aujourd’hui sur le segment normal afin que le marché puisse prospérer. « Les télécommunications servent aussi à faire des affaires. Les grandes réformes envisagées par le gouvernement sous-tendent cette mesure en partie », selon lui. « Ce n’est non plus, pense-t-il, une mauvaise décision puisque partout où la question se pose, des réajustements sont faits afin qu’effectivement le marché puisse être pérennisé et pour ce faire il faut que ceux qui investissent dans les infrastructures puissent rentrer dans leurs fonds ». Chacun devant payer le juste prix, à ses dires.
Bien que le régulateur défend bec et ongle avoir travaillé à ce que les effets de cette réglementation ne puissent pas être préjudiciables à la consommation des services de communication électronique au Bénin, les consommateurs ont tôt fait de noter la hausse vertigineuse des coûts de communication. De quoi les embarrasser davantage et alimenter la grogne sur les réseaux sociaux.

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