Musique urbaine: Sykopat signe un nouveau single

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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« Bignon », entendez « tout est grâce ». C’est le titre du nouveau single du jeune artiste béninois Sykopat. Originaire du département du Zou, le rappeur cagoulé fait de plus en plus parler de lui au sein de la jeunesse urbaine du Zou. Très adulé par une jeunesse qui s’identifie à lui à travers ses messages, l’artiste prend désormais ses quartiers dans la ville carrefour, son fief.

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A 27 ans, étudiant en droit, Sykopat, l’autre artiste masqué vient de mettre à la disposition de ses fans, un nouveau titre. A travers cette nouvelle production, le quatrième d’une série, Sykopat révèle son talent à la jeunesse. Touche-à-tout, le jeune artiste fait dans plusieurs rythmes. Du reggae au rap en passant par le jazz et le Rnb, il a le talent de parcourir plusieurs courants avec des messages poignants. L’artiste reconnait qu’il est « influencé par différents genres musicaux allant du rap au jazz, en passant par le reggae. C’est d’ailleurs sur ce pilier inattaquable que repose mon genre musical ».
Les messages véhiculés sont facilement accessibles et n’ont nullement besoin de code pour être décryptés, compris ou assimilés. Pour ce qui est du nouveau single, qui fait le buzz depuis quelques jours, l’artiste soutient que ce titre est une belle « ballade qui fusionne rap et mélodie en mode reggae directement, inspirée de l’environnement et du créateur lui-même, ce qui lui vaut un succès immédiat ».
De son style d’« artiste masqué» comme l’artiste Togbè Yéton, Sykopat veut marquer son territoire qui tranche net avec la cuistrerie au profit de messages philosophiques et civiques qui touchent aussi bien le cœur que l’esprit des jeunes. Le jeune artiste ne souhaite donc pas faire dans la vulgarité. Aussi par son masque, il se distingue nettement. C’est une cagoule qui porte bien sa griffe. Un masque qui le met sous anonymat sur scène face à son public. Etudiant en droit, donc ayant les outils nécessaires, Sykopat rêve sans nul doute d’un avenir doré dans la musique, un univers qu’il a embrassé en 2019.
En attendant, il pose les balises à travers les titres qu’il propose au public. Comme le sentier pourrait être épineux, Sykopat s’en remet à Dieu, seul à décider du destin de l’homme. Et il entend bien rester fidèle à ce choix parce que convaincu que c’est le bon?

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