Municipales, communales et locales: Ciel couvert, postes de vote ouverts dans l’Atlantique

Par LANATION,

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Nous sommes en saison pluvieuse et le ciel tenait à le faire savoir ce dimanche 28 juin. La CENA et les électeurs entendaient également démontrer que la pluie ne saurait les empêcher de tenir un rendez-vous aussi important. C’est donc sous la menace diffuse ou réelle de la pluie que, dans les communes de l’Atlantique, les électeurs ont accompli leur devoir civique. Le tout, dans le calme et la discipline ; les opérations ayant généralement commencé plus ou moins à l’heure.

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Tous les coordonnateurs d’arrondissement rencontrés dans le département de l’Atlantique recouvraient les efforts de la CENA, comparativement au 26 avril dernier lors des législatives. Ainsi, assurent-ils, le matériel a été livré au plus tard dans la nuit de samedi. Cela, nous avons d’ailleurs pu le constater dans la soirée du samedi à Tori-Bossito, Allada ou encore Calavi au siège de certains arrondissements. Et tôt hier dimanche lorsque, par dizaines, les membres de postes de vote étaient massés dans la cour des arrondissements sillonnés, guide des membres de postes de vote des élections locales en mains, et s’activaient pour retirer leur équipement. Comme à l’arrondissement de Pahou où, à 7h10, le dispatching se poursuivait. Le deuxième arrondissement de Ouidah était mieux loti puisque peu après 7h, les opérations de vote y avaient déjà démarré. Son coordonnateur, Cosme Adjovi, rassure d’ailleurs que tout va bien. Idem à Kpomassè où le coordonnateur de l’arrondissement de Tokpadomè, Blaise Kissèzounon renseigne aussi que la CENA a joué sa partition, en dépit de quelques incidents comme les fiches de PV non retrouvées dans le lot de matériels, ce qui avait été déjà signalé à la CENA à notre passage à 8h20. Autre situation délicate, le registre de procurations très sollicité par les acteurs politiques. Mais, malgré la mise à disposition du matériel, l’affluence n’était pas encore visible au centre de vote de l’école primaire publique de Tokpadomè. Le crieur public rencontré au portail, portant son gong, assure avoir fait son travail et promet qu’il le poursuivra toute la journée. Il ne doute pas, dit-il, que l’affluence s’observera dès que l’église se videra de ses fidèles partis adorer leur Dieu. On peut le croire puisqu’à deux minutes de là, l’église catholique Ste Catherine d’Alexandrie était remplie de monde…

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Ici l’église, là-bas la pluie

De Sègbohouè à Abomey-Calavi en passant par Ouidah, Tori-Bossito, Allada, Toffo et Zè, c’est plutôt la pluie qui était la vedette. Quand ce n’est pas que le ciel était bas, laissant croire à l’imminence de dame pluie, c’est qu’il pleuvait carrément. Ce qui obligeait les responsables de bureaux de vote positionnés sous les arbres à s’abriter sur les terrasses des modules de classe ou des bureaux d’arrondissement où se déroulait le vote. De fait, l’affluence devant les postes de vote était moyenne, seuls s’activant en ce moment, ceux qui ont été surpris sur les lieux du vote par la pluie. Comme cette sexagénaire rencontrée à l’école primaire publique d’Oké-Agbédé à Ouidah, pour qui la pluie ne saurait constituer un motif pour ne pas se rendre aux urnes. Ici, comme en face à l’école primaire publique de Ganvè, c’est près de 45 minutes après l’heure que les opérations de vote ont effectivement démarré. A Tori-Bossito par contre, au centre de vote du Centre des jeunes et des loisirs, à 10h30, c’était la grande affluence. Tout comme à l’arrondissement d’Attogon ou d’Ayou dans la commune d’Allada où Célestine Bakpé, la coordonnatrice de ce dernier arrondissement, tenait bien son monde. Son collègue Paul Aklamavo, coordonnateur de l’arrondissement de Coussi dans la commune de Toffo venait de subir, lui, quelques instants avant notre passage, la pluie. Nonobstant, les électeurs étaient là, devant les bureaux de vote déplacés sur la terrasse des bureaux de l’arrondissement.
Plus tard à Zè, la pluie tenait toujours à faire savoir qu’elle est de service actuellement. Et en imposait aux acteurs électoraux comme Pierrot Gbodougbé, le coordonnateur de l’arrondissement central de Zè qui, lui aussi, a abrité ses postes de vote sur la terrasse des bureaux de l’arrondissement, d’autres étant sous des paillottes. Une chose le réjouit cependant, la disponibilité du matériel et le démarrage à l’heure des opérations. Seul petit problème ici, les représentants de la majorité ou de la minorité parlementaire qui arrivaient sans accréditation. Situation qu’il s’employait à gérer pour éviter toute contestation pouvant dégénérer.

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Calme et discipline mais…

Partout à notre passage, le calme et la discipline régnaient dans les rangs des électeurs. L’ambiance était bon enfant. Le couplage des municipales et communales avec les locales n’aura pas été source d’incident. Les bulletins de vote ont été confectionnés en conséquence et sont glissés dans deux urnes distinctes. Mieux, quand il le fallait, les agents de poste de vote expliquaient aux populations comment procéder. Mais cette ambiance positive aurait pu être autre à Ouidah. En effet, la rumeur a circulé qu’au poste de vote installé devant le Centre de Secours des Sapeurs pompiers, dans l’arrondissement de Ouidah 3, des individus se seraient postés pour passer des consignes de vote en faveur d’une liste opposée à celle du maire sortant Sévérin Adjovi. Les proches de ce dernier ont alors entrepris d’alerter le commissariat aux fins de décourager les indélicats. Mais le coordonnateur d’arrondissement, Me Abou Séidou, relativise et assure que c’est un individu qui aurait tenté de s’imposer aux membres du poste de vote mais qu’il en a été empêché et que tout est rentré dans l’ordre. Si cette rumeur a mis en branle le camp Adjovi, ce n’est pas par manque d’assurance mais « il ne faut rien négliger » assure-t-on de ce côté. Venance Gnigla, lui, n’entend non plus rien négliger. Parti voter déjà à 7h45 devant l’hôpital de zone, il s’est dit serein et confiant quant à l’issue du vote tant, de son point de vue, les populations veulent le changement.