Mouvement d’humeur des travailleurs de la Sbee:Le syndicat mécontent, la direction générale rassure

Par Alexis Meton,

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Les travailleurs de la Société béninoise d’énergie électrique (Syntra-Sbee) observent un mouvement de mécontentement qui commence, ce mardi 12 janvier, pour exiger la satisfaction de dix points inscrits dans leur cahier de doléances. Selon le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Société béninoise d’énergie électrique, il s’agit d’une innovation dans le monde syndical.

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Les travailleurs de la Société béninoise d’énergie électrique(Sbee) sont mécontents et revendiquent la satisfaction de dix points à travers une motion de grève qui démarre ce mardi 12 et finit vendredi 15 janvier prochain. Ils rendent la direction générale responsable des déconvenues qui en découleraient. C’est l’adresse du secrétaire général du syndicat dans une motion adressée à la direction générale de la société. Ils dénoncent la non-implication des représentants du personnel au processus de réforme en cours, l’absence d’un véritable dialogue social, le cafouillage autour du processus de l’élection des délégués du personnel, la non-tenue du Conseil d’administration du bilan exercice 2019 jusqu’au 31 décembre 2020, le non-paiement de la deuxième tranche de la gratification de l’exercice 2019 malgré l’accord du Conseil d’administration, le non-paiement des subventions aux organisations syndicales, la suppression unilatérale des avantages conventionnés à savoir quotas d’eau et électricité aux ayants droit, le gel des frais de mission des directions régionales de la période 2019 à 2020…
Pour cette manifestation, le syndicat a recommandé aux travailleurs de s’habiller en rouge tout en vaquant normalement à leurs activités. « Si jusqu’au 15 janvier 2021 les revendications ne connaissent pas de suites favorables, les travailleurs de la Sbee seront en sit-in le mercredi 20 janvier 2021 », précise la motion signée le 31 décembre 2020 d’Afissou Bamdélé, secrétaire général du Syntra-Sbee. Contacté, il a expliqué qu’il n’est pas à la tête d’un syndicat va-t’en guerre. C’est pourquoi il a opté pour ce mode de revendication qui est presque une innovation, selon ses propos, dans le monde syndical. « Les agents vaquent à leurs activités, parce que nous ne voulons pas porter atteinte à notre économie », rassure-t-il. Le souhait du syndicat est que les dirigeants de la société discutent avec les employés, qui veulent contribuer à la mise en œuvre des réformes en cours dans le secteur. Afissou Bamdélé invite ses collègues à rester calmes. « Nous sommes dans la même logique que notre président. Si l’on veut engager des réformes, il ne faut pas faire souffrir l’économie. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut laisser le désordre s’installer », confie le secrétaire général du syndicat. Selon lui, la situation n’a pas évolué depuis que la motion a été déposée, pour espérer un début de négociation avec les autorités.

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La direction reste ouverte et disponible

A la Sbee, le sujet est préoccupant dans un contexte de réforme et surtout d’accès à l’énergie devenue une priorité, indique une source qui requiert l’anonymat. Parmi les points de revendication des travailleurs, il y en a qui nécessite l’autorisation du conseil d’administration, renseigne-t-on. C’est le cas du paiement de la prime de gratification…Les revendications contenues dans la motion seront reversées à qui de droit aux fins de solution, informe notre source. Le secrétaire général de la Sbee relève un manque d’information qui aurait amené le syndicat à envisager une motion de mécontentement.

Depuis ce matin, indique Yaya Faïkou, la direction générale a entamé une négociation avec les partenaires sociaux et les deux parties se verront demain mercredi pour poursuivre les négociations. Il n’y a donc pas péril en la demeure si l’on s’en tient aux propos du secrétaire général de la société qui a rassuré de la disponibilité de la direction générale à tenir désormais les séances mensuelles chaque premier mercredi du mois, avec le syndicat afin d’élucider les points d’ombre et apporter plus d’éclaircissement pour le bon fonctionnement de la société. Le syndicat pour sa part tient à sa motion de mécontentement pour exiger la satisfaction des revendications y contenues.