Mouvement d’humeur à Zogbodomey: La route Akassato-Bohicon paralysée dimanche dernier

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Les usagers de la route Inter-Etat Akassato-Bohicon en chantier ont été confrontés au niveau de Zogbodomey, dimanche 21 juin dernier, à une situation peu habituelle. Les ouvriers l’ont bloquée pour exprimer leur mécontentement suite à l’arrestation d’un des leurs par la Brigade de la gendarmerie.

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Les ouvriers qui exécutent aux côtés des équipes chinoises les travaux de construction de la route Akassato-Bohicon étaient en colère dimanche dernier. Ils ont exprimé leur mécontentement, par le blocage de la route, empêchant aussi tout passage d’engin sur le tronçon dans la journée. Conséquence, de longues files de véhicules ont été constatées avec surtout de gros porteurs contraints de stationner.

Tout a commencé le vendredi dernier avec l’arrestation d’un ouvrier du nom de Elvis Azonhiho par les éléments de la Brigade de la gendarmerie de Zogbodomey. Cet ouvrier a eu quelques heures plus tôt, une vive altercation avec un usager de la route à qui il avait refusé le passage, prétextant protéger ses camarades contre les accidents sur le chantier. Ce genre de comportement fréquent sur les chantiers tout au long de ce tronçon, provoque souvent des accrochages entre passants et les groupes d’ouvriers.
Ainsi, dépassé, assailli et agressé, le passant qui avait à faire au niveau de Zogbodomey, vendredi dernier, avec l’ouvrier Elvis Azonhiho, s’est vu obligé de se plaindre à la Brigade située non loin pour trancher l’affaire. C’est donc sur ce fait que la gendarmerie a mis la main sur le nommé Elvis Azonhiho, pour une procédure en bonne et due forme. Il y a été gardé du vendredi jusqu’au dimanche dernier. N’eût été la colère de ses collègues qui ont bloqué la route, il aurait été présenté hier lundi au procureur.
Face à l’ambiance surchauffée qui a régné sur le chantier du tronçon, la Brigade s’est vue contrainte de le libérer. Elvis Azonhiho a été accueilli par ses camarades qui ont aussitôt rouvert la route aux usagers. La situation est donc revenue à la normale les minutes qui ont suivi sa libération.

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