Meurtre requalifié en coups mortels:Six ans de réclusion criminelle pour Yarou Sanhongou

Par Didier Pascal DOGUE,

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Poursuivi pour meurtre, l’accusé Yarou Sanhongou a plutôt été reconnu coupable de coups mortels. Ce crime a été sanctionné par six ans de réclusion criminelle. C’était à l’issue de l’examen du neuvième dossier inscrit au rôle de la session criminelle du tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou, ce jeudi 18 février.

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Le meurtre présumé dont était accusé Yarou Sanhongou a plutôt été requalifié en coups mortels au terme d’un jugement prononcé, ce jeudi 18 février, au tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou. C’était lors de l’examen du neuvième dossier inscrit au rôle pour sa première session criminelle de l’année 2021.
L’instruction à la barre a duré beaucoup de temps parce que le tribunal voulait savoir si l’accusé a effectivement commis un homicide volontaire sur la personne de Tchinga Ali. Mais ce n’était pas le cas.
En effet, le ministère public a requis la requalification des faits de meurtre en coups mortels. Pour lui, c’est suite au refus de la remise de ses bêtes que l’accusé s’est emporté. De plus, il avait l’habitude de porter le couteau dont il a fait usage. Les coups dont il s’agit sont portés sans intention de donner la mort même s’ils l’ont pourtant occasionnée. Tchinga Ali est un étranger et l’endroit où le coup a été porté n’a pas été choisi. D’où, l’absence de l’intention coupable. Il a requis de le retenir dans les liens des coups mortels et de le condamner à 7 ans de réclusion criminelle.
Le chemin, dès lors, a été balisé pour Me Narcisse Atoun de la défense. Il a salué la sagesse et l’adresse intellectuelles du ministère public. Il ira plus loin en évoquant la légitime défense. Il faut, selon lui, redonner à cet accusé sa dignité.
Dans sa réplique à la défense, le ministère public a réitéré les premières réquisitions.
La défense ayant toujours le dernier mot évoquera les faiblesses du dossier en ce sens qu’il n’y a pas de témoin ou de pièces à conviction.
Le tribunal, dans son intime conviction, a écarté la légitime défense, requalifié le meurtre en coups mortels et a condamné l’accusé à six ans de réclusion criminelle.

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Résumé des faits

Courant l’année 2008, Yarou Sanhongou a constaté la disparition de cinq (5) de ses bœufs confiés à Altiné Tamboni. Il s’est rendu au domicile de ce dernier aux environs de 20 heures pour réclamer lesdites bêtes. Une altercation au domicile d’Altiné Tamboni a dégénéré en bagarre. Étant non loin des deux protagonistes, Tchinga Ali, neveu d’Altiné Tamboni, a voulu les séparer. Contre toute attente, Yarou Sanhongou qui était porteur d’un couteau a poignardé Tchinga Ali au niveau de la hanche. Malheureusement, Tchinga Ali rendit l’âme sur-le-champ. Yarou Sanhongou a pris la fuite et n’a été appréhendé que le 17 mai 2016 par la police. Interpellé et inculpé pour meurtre, Yarou Sanhongou a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure

Président : Hervé Vihognon Gnansounou

Assesseurs : Sètondji Pierre Kodjia, Pacôme Doukloui, Audrey Florencia Tchogninou, Michel Gbénakou Agbodjogbé

Ministère public : Tokpassi Jacques Fiacre Azalou

Greffier : Me Vitamor Goussanou