Mettre en œuvre les procédures opérationnelles standards à l’OCPM

Par zounars,

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L’Office central de protection des mineurs (OCPM) a célébré, dimanche 8 mars dernier, la Journée internationale de la femme, par la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre. En présence du représentant résidant de l’UNFPA Dr Koudaogo Ouédraogo, d’une représentante de l’UNICEF et du directeur de cabinet de la ministre de la Famille Oumarou Banni Guéné, la directrice de l’OCPM Ghislaine Bocovo a présenté une simulation sur la prise en charge des femmes et filles victimes de violences.

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A l’Office central de protection des mineurs (OCPM), la Journée internationale de la femme (JIF) ne rime pas avec fête. Elle a été plutôt l’occasion pour les partenaires de l’Office, à savoir le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et l’Unicef, de voir l’effectivité de la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards élaborées et validées suite à l’adoption de la loi N°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin.
En tant que bras opérationnel de la police nationale et seule structure spécialisée dans la protection des enfants, des familles et dans la sauvegarde de la vie humaine contre tout abus, l’OCPM est chargé de la formation des acteurs clefs qui interviennent dans la chaine d’intervention de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles pour une utilisation optimale de cet outil ainsi que l’expérimentation des centres intégrés de prise en charge des victimes.
Par cette cérémonie, les responsables de l’OCPM ont voulu rappeler aux acteurs du domaine notamment les unités de police et de gendarmerie comment mettre en application ces procédures et montrer aux victimes les réflexes à cultiver en cas de survenance de faits répréhensibles.
L’activité a commencé par une simulation dont le but est de montrer aux partenaires les étapes et processus de prise en charge d’un cas de violence basée sur le genre. Cette simulation les a conduits de la salle de plainte à l’infirmerie en passant par le bureau de la directrice de l’OCPM qui reçoit la victime avant et après les soins.
Après cet exercice, le représentant résident de l’UNFPA Koudaogo Ouédraogo a déploré le manque de moyens matériels dont souffre l’Office pour faire face au phénomène de violences faites aux femmes et aux filles.

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Une situation à laquelle il convient, selon lui, de remédier au plus vite si tant est qu’on veut faire disparaître les violences basées sur le genre.
La directrice de l’OCPM a abondé dans le même sens tout en regrettant que les propositions d’amélioration concernant l’extension et le renforcement des services de l’Office soient restées lettres mortes jusqu’à ce jour. Ce qui fait, selon elle que les services offerts par l’OCPM se limitent aux populations de Cotonou et environs pour un Office d’envergure nationale.
La représentante de l’UNICEF à la cérémonie, Marie Consolée Mukangendo a félicité la directrice de l’OCPM pour le travail qui est fait pour la protection des mineurs malgré les maigres moyens dont elle dispose.

Elle a promis de continuer de travailler ensemble avec l’OCPM et l’UNFPA pour que les enfants du Bénin se sentent plus protégés.
Quant au directeur de cabinet du ministre de la famille Oumarou Banni Guéné, il a souligné que les préoccupations des femmes sont transversales et multisectorielles. Pour cela, il a souhaité qu’il faille munir les procédures de tout l’arsenal qu’il faut pour qu’elles soient efficaces et rapides.