L’exhortation à maintenir la dynamique de la solidarité

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Les fidèles musulmans réunis au sein de la communauté Jama’at islamique Ahmadiyya du Mono n’étaient pas, hier jeudi 13 mai, en marge de la célébration de l’Aïd el-Fitr. Sous l’égide du missionnaire départemental Arif Mahmood, ils ont célébré le Ramadan sous le signe de la solidarité.

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C’est sur leur site principal situé au quartier Agnivèdji, à Lokossa, que les fidèles musulmans de la communauté Jama’at islamique Ahmadiyya du Mono se sont donné rendez-vous, dans la matinée d’hier, pour marquer la fin du jeûne de cette année. Ceci, à travers une séance de prière dirigée par le missionnaire du département Arif Mahmood assisté d’Aboubakar Taofic. « Participer à cette prière est un devoir pour les fidèles de l’islam », selon le missionnaire Arif Mahmood pour qui aucune alternative, y compris la prière faite chez soi, n’est équivalente à la prière collective. « Ce qui se passe aujourd’hui est différent des autres jours et il est fait obligation aux fidèles d’y être présents », indique-t-il à ses coreligionnaires venus d’un peu partout du Mono. Athiémé, Bopa, Comé et Lokossa sont les communes où la Jama’at islamique Ahmadiyya est présente à travers huit sites de prière.
Malgré le grand rassemblement d’hier sur le site principal d’Agnivèdji, l’ambiance n’était pas celle des grands jours de fête. Tout s’est déroulé dans la sobriété. Pour les fidèles de l’islam qui se réclament de la Jama’at islamique Ahmadiyya, la fin des privations ne débouche pas automatiquement sur un relâchement total. « L’Aïd el-fitr n’est pas une occasion pour danser, boire, manger et faire n’importe quoi dans la ville », explique Arif Mahmood qui précise que « Chez les Ahmadiyya, la fête réside dans la satisfaction d’avoir fait ce qui plaît à Allah et l’engagement de poursuivre dans cet élan ». Notamment, l’observance des recommandations de Dieu durant les onze prochains mois de l’année et l’apport des aides aux orphelins et autres personnes se trouvant dans le besoin. En exhortant les fidèles à maintenir la dynamique de solidarité, le missionnaire départemental a clarifié que « Le ramadan n’est pas une occasion de penser à sa joie personnelle ».
Quelque 1 300 personnes sont déjà impactées dans 36 localités du Mono, par les gestes de solidarité de la Jama’at islamique Ahmadiyya au cours de ce mois de jeûne. Elles ont reçu des vivres grâce aux contributions des membres de la communauté et à la subvention du siège mondial de la Jama’at islamique Ahmadiyya?

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