Les FCBE crient à la récupération politique avec déstabilisation du pouvoir

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.

LIRE AUSSI:  Braquage à Nikki : Cinq blessés et environ 10 millions F CFA emportés

Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.

LIRE AUSSI:  Développement des filières agricoles au Bénin: Gaston Dossouhoui expose la vision du gouvernement

Candide Azannaï n’était plus au Parquet

Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G