Législatives 2015 :Les enjeux d’un scrutin de haute portée politique

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


Le Bénin se prépare à vivre le dimanche 26 avril prochain, les élections législatives devant consacrer le choix des députés de la septième législature de l’ère du renouveau démocratique. Au-delà du renouvellement, ces élections présentent des enjeux politiques particuliers pour le Bénin. 2015 ne sera pas comme 2011.

Les élections se succèdent mais ne se ressemblent pas. Les élections législatives du 26 avril prochain au Bénin ne dérogeront pas à la réalité selon laquelle, à chaque scrutin ses enjeux. Les six dernières élections législatives organisées par le Bénin sous l’ère du renouveau démocratique n’ont pas fait exception à la règle. Les élections de 2015 s’annoncent dans un climat particulier, au regard des enjeux en perspective.
D’abord, ces élections représentent pour les partisans du chef de l’Etat, l’occasion de poser des jalons pour assurer leurs arrières après 2016, dans le sens qu’une nouvelle équipe dirigeante politique prendra les rênes du pouvoir à partir du 6 avril 2016. En témoigne d’ailleurs la guerre de positionnement sur les listes de candidature FCBE.

Ministres, députés sortants, directeurs généraux de société d’Etat, opérateurs économiques de la famille FCBE, tous veulent s’engager dans le cadre de ces élections législatives. Toutes choses qui rendent les tractations et conciliabules difficiles. Personne ne veut faire de cadeau à l’autre. Il faut assurer à tout prix ses arrières. L’après Boni Yayi étant pour bientôt.
Ensuite, il y a l’ambition personnelle du chef de l’Etat. Celle de disposer d’une majorité qualifiée de députés FCBE à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettra de faire passer comme une lettre à la poste ses réformes et autres projets de développement nécessitant l’approbation du Parlement. Le projet phare reste et demeure l’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990.
La Majorité présidentielle veut faire du dossier de révision constitutionnelle la priorité des priorités. Ce défi a été l’une des résolutions qui a sanctionné les travaux du dernier Congrès extraordinaire de l’alliance FCBE tenu les 14 et 15 février derniers à Cotonou.

LIRE AUSSI:  Armée:Renforcement des capacités d'intervention du 2e bataillon

Les FCBE avec comme nouvelle vision «Le Nouvel élan pour un Bénin nouveau» entendent faire aboutir à tout prix le dossier toujours en examen sur la table de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Ce qui passe forcément par une majorité confortable à l’Assemblée nationale et le contrôle de la présidence de l’institution parlementaire.
Face à ces enjeux politiques, c’est à bon droit que le chef de l’Etat, chef de file de la Mouvance présidentielle, a décidé de prendre les choses en mains. C’est lui qui a arbitré la confection des listes de candidature. Il n’est pas exclu de le voir s’impliquer à fond dans la campagne électorale en vue des joutes législatives du dimanche 26 avril prochain.

Vaincre ou périr politiquement !

Dans ce combat, les anciennes grandes formations politiques constituées des partis de l’Opposition à travers l’Union fait la Nation de Bruno Amoussou, le PRD de Me Adrien Houngbédji et désormais la Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo, ne resteront pas aussi les bras croisés. Ils feront feu de tout bois pour contrer les velléités politiques sur fond de révision de la Constitution du chef de l’Etat et de ses partisans. L’Opposition cherchera aussi certainement avec d’autres alliances politiques du Parlement à conquérir la prochaine mandature de l’Assemblée nationale par l’obtention d’une majorité absolue de députés. Elle veut d’ailleurs axer son thème de campagne électorale sur la nécessité pour les électeurs de sanctionner les listes FCBE aux prochaines élections législatives afin d’empêcher la Mouvance présidentielle d’atteindre ces objectifs politiques.
L’Opposition est certainement consciente de cet état de choses. Ce qui pourrait expliquer le come-back en politique de Me Adrien Houngbédji. Lui qui s’était retiré de la course depuis les législatives de 2011, certainement pour se taper une retraite politique, a décidé de ne pas rester en marge des élections du 26 avril prochain. Il conduit en personne la liste PRD dans la 19è circonscription électorale regroupant la municipalité de Porto-Novo et les communes d’Adjarra, de Sémè-Podji et des Aguégués.

LIRE AUSSI:  Budget des législatives de 2019: Le ministère des finances et la Céna s'accordent

Le retour du leader charismatique du PRD au Parlement aux côtés du baron de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou, de la dame de fer de la RB, Vieyra Soglo et bien d’autres figures de proue de l’Opposition politique annonce des équations difficiles à résoudre pour les partisans du chef de l’Etat. Ceci dit, les élections législatives prochaines peuvent se résumer en ces mots : « Vaincre ou périr ».
Le virage de 2016 avec la fin du second et dernier mandat du président de la République, Boni Yayi, se négocie déjà dans les urnes le 26 avril prochain. Ainsi, 2015 ne sera pas comme 2011 qui a abouti à l’élection des députés de la sixième législature dont le mandat expire le 15 mai prochain. Vivement que les choses se passent bien pour le rayonnement de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin !

Le Bénin se prépare à vivre le dimanche 26 avril prochain, les élections législatives devant consacrer le choix des députés de la septième législature de l’ère du renouveau démocratique. Au-delà du renouvellement, ces élections présentent des enjeux politiques particuliers pour le Bénin. 2015 ne sera pas comme 2011.

Les élections se succèdent mais ne se ressemblent pas. Les élections législatives du 26 avril prochain au Bénin ne dérogeront pas à la réalité selon laquelle, à chaque scrutin ses enjeux. Les six dernières élections législatives organisées par le Bénin sous l’ère du renouveau démocratique n’ont pas fait exception à la règle. Les élections de 2015 s’annoncent dans un climat particulier, au regard des enjeux en perspective.
D’abord, ces élections représentent pour les partisans du chef de l’Etat, l’occasion de poser des jalons pour assurer leurs arrières après 2016, dans le sens qu’une nouvelle équipe dirigeante politique prendra les rênes du pouvoir à partir du 6 avril 2016. En témoigne d’ailleurs la guerre de positionnement sur les listes de candidature FCBE.

Ministres, députés sortants, directeurs généraux de société d’Etat, opérateurs économiques de la famille FCBE, tous veulent s’engager dans le cadre de ces élections législatives. Toutes choses qui rendent les tractations et conciliabules difficiles. Personne ne veut faire de cadeau à l’autre. Il faut assurer à tout prix ses arrières. L’après Boni Yayi étant pour bientôt.
Ensuite, il y a l’ambition personnelle du chef de l’Etat. Celle de disposer d’une majorité qualifiée de députés FCBE à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettra de faire passer comme une lettre à la poste ses réformes et autres projets de développement nécessitant l’approbation du Parlement. Le projet phare reste et demeure l’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990.
La Majorité présidentielle veut faire du dossier de révision constitutionnelle la priorité des priorités. Ce défi a été l’une des résolutions qui a sanctionné les travaux du dernier Congrès extraordinaire de l’alliance FCBE tenu les 14 et 15 février derniers à Cotonou.

LIRE AUSSI:  Budget des législatives de 2019: Le ministère des finances et la Céna s'accordent

Les FCBE avec comme nouvelle vision «Le Nouvel élan pour un Bénin nouveau» entendent faire aboutir à tout prix le dossier toujours en examen sur la table de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Ce qui passe forcément par une majorité confortable à l’Assemblée nationale et le contrôle de la présidence de l’institution parlementaire.
Face à ces enjeux politiques, c’est à bon droit que le chef de l’Etat, chef de file de la Mouvance présidentielle, a décidé de prendre les choses en mains. C’est lui qui a arbitré la confection des listes de candidature. Il n’est pas exclu de le voir s’impliquer à fond dans la campagne électorale en vue des joutes législatives du dimanche 26 avril prochain.

Vaincre ou périr politiquement !

Dans ce combat, les anciennes grandes formations politiques constituées des partis de l’Opposition à travers l’Union fait la Nation de Bruno Amoussou, le PRD de Me Adrien Houngbédji et désormais la Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo, ne resteront pas aussi les bras croisés. Ils feront feu de tout bois pour contrer les velléités politiques sur fond de révision de la Constitution du chef de l’Etat et de ses partisans. L’Opposition cherchera aussi certainement avec d’autres alliances politiques du Parlement à conquérir la prochaine mandature de l’Assemblée nationale par l’obtention d’une majorité absolue de députés. Elle veut d’ailleurs axer son thème de campagne électorale sur la nécessité pour les électeurs de sanctionner les listes FCBE aux prochaines élections législatives afin d’empêcher la Mouvance présidentielle d’atteindre ces objectifs politiques.
L’Opposition est certainement consciente de cet état de choses. Ce qui pourrait expliquer le come-back en politique de Me Adrien Houngbédji. Lui qui s’était retiré de la course depuis les législatives de 2011, certainement pour se taper une retraite politique, a décidé de ne pas rester en marge des élections du 26 avril prochain. Il conduit en personne la liste PRD dans la 19è circonscription électorale regroupant la municipalité de Porto-Novo et les communes d’Adjarra, de Sémè-Podji et des Aguégués.

LIRE AUSSI:  Assemblée nationale: Le statut des personnels de la Police républicaine adopté

Le retour du leader charismatique du PRD au Parlement aux côtés du baron de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou, de la dame de fer de la RB, Vieyra Soglo et bien d’autres figures de proue de l’Opposition politique annonce des équations difficiles à résoudre pour les partisans du chef de l’Etat. Ceci dit, les élections législatives prochaines peuvent se résumer en ces mots : « Vaincre ou périr ».
Le virage de 2016 avec la fin du second et dernier mandat du président de la République, Boni Yayi, se négocie déjà dans les urnes le 26 avril prochain. Ainsi, 2015 ne sera pas comme 2011 qui a abouti à l’élection des députés de la sixième législature dont le mandat expire le 15 mai prochain. Vivement que les choses se passent bien pour le rayonnement de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin !