Lancement des activités académiques de l’ENSAP:Un centre universitaire agro-pastoral ouvre ses portes à Gogounou

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


L’Ecole nationale supérieure agro-pastorale de Gogounou ouvre ses portes dans l’Alibori. Le lancement des activités académiques de ce nouveau centre universitaire a eu lieu hier lundi 23 mars dernier, sous la houlette du directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sahidou Salifou.

LIRE AUSSI:  Promotion de la filière anacarde: L’option d’augmenter le revenu du producteur et la transformation locale

La carte universitaire du Bénin s’enrichit d’un nouveau centre universitaire : l’Ecole nationale supérieure agro-pastorale (ENSAP) de Gogounou rendue fonctionnelle officiellement hier. Comme son nom l’indique, ce centre a pour mission d’assurer, au profit de la société et de la population de Gogounou en particulier, des formations dans le domaine des systèmes d’élevage, de l’alimentation, de la reproduction, de la santé et de l’amélioration génétique des animaux domestiques et de la production des aliments du bétail. Une mission qui, à en croire le maire de la localité, Sanni Gounou, cadre bien avec les réalités socioéconomiques de cette commune et contribuera au développement auquel aspirent ses fils et filles.

«Etablissement public de formation universitaire, placé sous la tutelle de l’université de Parakou, l’ENSAP permettra, à l’instar des autres écoles récemment créées, l’employabilité des jeunes adaptés aux réalités du terrain», souligne le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sahidou Salifou. «L’impact à long terme de cette école, indique-t-il, sera d’intensifier l’élevage afin de sédentariser progressivement les pasteurs pour réduire non seulement la destruction des ressources naturelles mais aussi les conflits entre éleveurs transhumants et paysans».
En fait, deux options sont prévues à l’ENSAP : conduite d’élevage agro-pastoral et production et technologie laitières, et la formation qui s’étendra sur trois ans, sera sanctionnée par une licence professionnelle en agropastoralisme, précise le directeur du centre, Hugues Is-haquou Daouda. Le titulaire disposera d’expertises dans le domaine de l’aménagement et de la gestion des parcours naturels, en particulier l’amélioration de la production laitière et de la viande, renchérit le représentant du ministre.
Le choix de la commune de Gogounou pour abriter cette école n’est pas le fait du hasard, assure Sahidou Salifou. Il se justifie non seulement du fait de sa position géographique dans la région agro-pastorale par excellence du Bénin, mais également par la proximité des deux plus grands marchés à bétail du Bénin. Le maire Sanni Gounou se réjouit de ce choix et demande à ses administrés de réserver un accueil chaleureux empreint de fraternité et de solidarité aux étudiants, aux enseignants et au personnel administratif du centre. Au nom des populations, il a témoigné sa gratitude au secrétaire général de l’université d’Abomey-Calavi, Léon Bani Bio Bigou, natif de Gogounou, pour son implication personnelle dans les diverses activités ayant conduit à l’érection de ce centre universitaire qui fait la fierté des populations sorties nombreuses pour assister au lancement de la rentrée des classes. Après avoir présenté les différentes étapes du processus qui a abouti à l’implantation du centre, Léon Bani Bio Bigou a remis aux autorités du ministère le plan et autres documents afférents au centre pour lequel un domaine de 37 hectares est réservé par le conseil communal.
Il faut signaler que les cours se déroulent provisoirement dans les locaux gracieusement mis à disposition par l’Union communale des producteurs de coton de Gogounou. Au total, 25 étudiants sont inscrits au titre de la première promotion dans ce centre qui porte à 21 (sur 22 prévus au total) le nombre de centres universitaires initiés par le gouvernement dans le but de désengorger les universités publiques nationales pléthoriques et d’améliorer la qualité de l’enseignement en l’orientant vers les préoccupations réelles de la communauté.

LIRE AUSSI:  Promotion de la filière anacarde: L’option d’augmenter le revenu du producteur et la transformation locale