Lancement de la commercialisation du coton graine: Les mesures de l’Aic pour une campagne réussie

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Le lancement de la commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2019-2020 a eu lieu, jeudi 14 novembre, à Banikoara, dans le département de l’Alibori. Agissant au nom de sa collègue de l’Industrie et du Commerce, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, accompagné du président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, a procédé à l’ouverture du marché.

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Après la localité d’Angaradébou, à Kandi, lors de la précédente campagne de commercialisation, c’est au tour du bassin cotonnier du Bénin, Banikoara, toujours dans l’Alibori, d’être à l’honneur pour la campagne de 2019-2020. Une fois encore, le Bénin a fait l’option de fixer les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région. En témoignent le prix de 265 F Cfa/kg pour 280 F Cfa payé par les égreneurs, s’agissant du coton de premier choix, puis celui de 215 F Cfa/kg pour 230 F Cfa payé par les égreneurs, en ce qui concerne le coton de deuxième choix.
Situant l’intérêt de cette cérémonie, le président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, a expliqué qu’elle marque chaque année, le démarrage effectif des opérations de vente du coton graine produit par les coopératives villageoises aux sociétés d’égrenage qui l’achètent, au prix convenu, d’accord parties. « Au niveau de l’Aic, nous sommes fin prêts; nos équipes sont déjà en place dans les usines ; les dispositions sont prises pour assurer dans les délais, le dénouement des différents engagements à savoir le remboursement du crédit intrants et le paiement du fonds coton au profit des producteurs», a-t-il souligné. Il a rassuré les producteurs que tout est fin prêt au niveau des usines pour recevoir et égrener leur coton.
« Immanquablement, notre record de production sera battu à nouveau cette année et nous espérons rester encore premier pays producteur de coton en Afrique, premier devant le Mali et le Burkina-Faso », a indiqué le président. Il a saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à tous les acteurs de la filière qui ont contribué aux performances réalisées depuis l’avènement du gouvernement du Nouveau Départ .
Pour ce qui concerne le rôle régalien de l’Etat, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a assuré qu’il travaille afin de faciliter la pleine expression du potentiel de la filière. Et ce, telle la petite graine de baobab qui progresse jusqu’à s’imposer majestueusement dans la savane.

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Relever le défi

« Notre pays peut réaliser 1.000.000 tonnes de coton graine sans augmenter les superficies actuelles, et nous y parviendrons bientôt », a-t-il lancé comme défi à relever avant la fin du mandat du président Patrice Talon. Pour y arriver, informe-t-il, le gouvernement travaille assidument à la modernisation de l’agriculture béninoise à travers une meilleure efficience dans la recherche agricole avec des moyens appropriés et une mécanisation agricole adaptée pour laquelle d’importants investissements seront consentis. Cela passe également par l’adoption d’une approche d’intervention basée sur la territorialisation et le développement des chaines de valeurs prioritaires; la transition agroécologique et la gestion durable des terres, la mobilisation des investissements structurants pour la transformation des produits agricoles afin de créer une plus grande valeur ajoutée et de nouveaux emplois décents, l’amélioration de l’environnement institutionnel et réglementaire incitatif, puis la durabilité sociale, économique et environnementale du secteur agricole.
Procédant au lancement de la campagne, le ministre Gaston Cossi Dossouhoui a aussi mis en confiance les transporteurs. Soucieux de ne plus voir les efforts des producteurs annihilés au bord de la route ou consumés par le feu à cause de l’état des camions, il a souhaité que la campagne se déroule avec les meilleures pratiques.
Selon le maire de Banikoara, Bio Sarako Tamou, avant 2016, la filière était agonisante, mais avec les réformes en cours depuis 2016, elle est ressuscitée. De 303.320 tonnes en 2015-2016, la production est passée à 451.209 tonnes au cours de la campagne 2016-2017, puis à 598 000 et 678 000 tonnes respectivement lors des campagnes de 2017-2018 et 2018-2019. Pour la campagne 2019-2020, on annonce une production de 750.000 tonnes. Ainsi, la production du coton au Bénin va de record en record depuis 2016. « Plus rien ne peut plus arrêter l’envol de la filière sous la Rupture », s’est réjoui le maire. Il a remercié les acteurs grâce à qui le coton est devenu une véritable source de financement du développement local pour les communes. « Nous sommes venus pour célébrer les réussites successives de la filière coton», appuiera le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou Moussa.