Journée nationale de l’arbre et campagne de reboisement 2020-2021: Les manifestations officielles lancées à Bonou

Par Alexis Meton,

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Les manifestations officielles de la 36e édition de la Journée nationale de l’arbre ont eu pour cadre la commune de Bonou, hier lundi 1er juin. Couplées avec la campagne nationale de reboisement 2020-2021 elles ont été l’occasion pour les autorités de mettre en terre de milliers d’essences autochtones à majorité médicinales pour le reboisement du jardin botanique d’Atchonsa, sous la supervision de l’administration forestière.

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Khaya, Fraké, Ceiba, Cola N, Samba, Garcinia Cola, Iroko, Afzelia… sont entre autres espèces mises en terre sur un domaine de quatre hectares, hier lundi 1er juin, dans le cadre de la célébration de la 36e édition de la Journée nationale de l’arbre au jardin botanique d’Atchonsa, dans la commune de Bonou. Entre deux lignes de ces essences, on note un bourrage en acacia et le contour du site d’environ dix hectares a été délimité en espèces aussi bien autochtones qu’exotiques, puis le jardin botanique d’Atchonsa a été enrichi d’essences autochtones sur environ un hectare. Cette journée a été couplée avec la campagne nationale de reboisement 2020-2021, selon les explications du chef d’Inspection forestière Ouémé-Plateau, le colonel Abdel Aziz Babamoussa. Placée sous le thème « Arbres et conservation de la biodiversité pour une économie verte et durable », toutes les personnalités présentes ont souligné l’intérêt de la journée pour l’écosystème et l’importance du reboisement pour l’environnement.
Pour Jean-Baptiste Akpamagbo, secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, représentant le préfet de l’Ouémé, le choix du jardin botanique d’Atchonsa répond au thème de la journée dans la mise en œuvre du programme environnement et climat à travers le reboisement des plages et autres sites spécifiques. Selon lui, la 36e édition de la journée nationale de l’arbre vise à valoriser ce site d’importance écologique avérée afin de renforcer les actions entreprises pour réduire l’impact de celles anthropiques sur les ressources naturelles et la conservation de la biodiversité, levier essentiel pour la marche vers une économie verte durable.

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Soulignant qu’un jardin botanique est le lieu par essence de conservation des ressources de la biodiversité offrant un espace de choix pour l’éducation environnementale et un espace récréatif, Jean-Baptiste Akpamagbo a indiqué que le Programme d’action du gouvernement (Pag) à travers ses actions phares inscrites dans le programme ville et territoire durable voit sa concrétisation dans cette nouvelle vision de la célébration de la Jna. « J’invite chacun à s’engager dans les actions de sensibilisation au reboisement et à la préservation de nos espèces naturelles en général et forestières en particulier. Tel est le défi à relever pour induire un fonctionnement harmonieux de la fonction écologique des forêts et bénéficier de leurs services éco-systémiques», a-t-il ajouté.

Doléances

Le maire de la commune de Bonou, Julien Afohounha, a fait savoir sa joie quant au choix des essences autochtones pour enrichir le jardin botanique d’Atchonsa de renommée internationale et très apprécié par les partenaires étrangers du fait de sa diversité ainsi que de la vertu et la qualité des plantes médicinales qui s’y trouvent. C’est à ce titre, dira-t-il, que le conseil communal envisage de faire de ce jardin un pôle d’attraction touristique légendaire. Il a saisi l’occasion pour solliciter l’accompagnement des autorités pour l’aménagement touristique du jardin botanique de Bonou et de bien d’autres forêts disponibles dans la commune à travers l’érection d’infrastructures adéquates.

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« Nous avons besoin de votre appui pour l’enrichissement et la création d’un gameranching dans la forêt sacrée de Gnanhouizounmè de plus de vingt hectares, forêt nantie de plusieurs espèces endémiques dont les singes à ventre roux. Nous souhaitons que vous facilitiez par l’entremise du directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, l’obtention de permis de capture en vue de capturer quelques couples d’antilopes au profit de la forêt de Gnanhouizounmè aux fins de la création d’un pôle d’attraction touristique au Sud, la promotion de la faune et de la biodiversité ainsi que celle de l’économie locale », a suggéré le maire de Bonou. Par ailleurs, le reboisement de ladite forêt de plus de 150 hectares est un projet phare pour lequel il souhaite l’appui du gouvernement avant de prendre l’engagement d’entretenir et de protéger les arbres plantés afin de réduire au maximum leur taux de mortalité.
Les doléances du maire sont bien reçues par la directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette
Acatcha Akoha selon qui, le chef de l’Etat a inscrit en lettres d’or les actions de reboisement et de conservation de la biodiversité dans son Pag. Il sera question d’intensifier les actions de sensibilisation des populations à l’importance des forêts et plantations.