Journée mondiale de la liberté de presse: L’Odem invite les acteurs des médias à plus de responsabilité

Par Christian HOUNONGBE,

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Responsable de presse

L’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a organisé, ce lundi 3 mai, une journée portes ouvertes dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse à Cotonou. A cette occasion, les acteurs des médias ont été entretenus sur leur responsabilité dans la dégringolade du Bénin dans le classement de Reporters Sans Frontières par les anciens présidents de l’Odem Guy-Constant Ehoumi et Richard Magnidet ainsi que Herbert Houngnibo, président du Forum des éditorialistes du Bénin et Joel Atayi-Guèdègbé de l’Ong Nouvelle Ethique.

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« Dégringolade du Bénin dans le classement de Reporters Sans Frontières: responsabilité des acteurs et approches de solution ». C’est autour de ce thème que l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a réuni, ce lundi 3 mai à Cotonou, les acteurs des médias lors de la journée portes ouvertes organisée en marge de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse. C’est le lieu pour les anciens présidents de l’Odem Guy-Constant Ehoumi et Richard Magnidet ainsi que Herbert Houngnibo, président du Forum des éditorialistes du Bénin et Joel Atayi-Guèdègbé de l’Ong Nouvelle Ethique, d’inviter les journalistes à jouer leur partition aux côtés des pouvoirs publics pour l’enracinement de la démocratie au Bénin.

Pour Joel Atayi-Guèdègbé, la liberté de la presse rime avec la démocratie. « Si la liberté de presse recule, la démocratie aussi régresse», a-t-il déclaré. Guy-Constant Ehoumi, ancien président de l’Odem, pense que l’éthique et la déontologie doivent être le leitmotiv des professionnels des médias qui doivent s’approprier davantage les textes qui régissent la profession dans notre pays. Selon lui, ils doivent refuser tous dons et libéralités afin de faire leur travail en toute liberté. Pour Herbert Houngnibo, président du Forum des éditorialistes du Bénin, le journaliste doit utiliser tous les outils dont il dispose pour informer la population. A l’en croire, il ne doit pas se limiter aux comptes-rendus d’évènements mais doit également utiliser les autres genres journalistiques afin d’accomplir pleinement sa mission dans la cité.

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Avant la causerie-débat, Marcel Zounmènou, secrétaire général de l’Odem, dans sa déclaration dans le cadre de la célébration de cette journée, est revenu sur le bien-fondé de cette journée qui vise à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse. A l’en croire, la Journée mondiale de la liberté de la presse constitue une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle.
« Tout aussi importante, la Journée mondiale de la liberté de la presse est une journée de soutien aux médias qui sont des cibles pour la restriction de la liberté de la presse », a-t-il indiqué.

Une presse davantage libre

Rappelant le thème de cette journée célébrée dans le monde entier qui est « L’information comme bien public », René Adéniyi, président par intérim de l’Odem, a insisté sur la valeur incontestable d’une information vérifiée et fiable. Citant Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, il attire l’attention sur le rôle essentiel que jouent les journalistes libres et professionnels dans la production et la diffusion de ces informations, luttant contre les fausses informations et autres contenus préjudiciables.

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Pour lui, la presse béninoise, en cette année 2021, a pleinement contribué à l’enracinement de la démocratie et au raffermissement des principes de cohésion nationale, de paix et de justice. « Dans sa posture de quatrième pouvoir, elle continue d’informer, d’éduquer et de divertir les hommes, les femmes et les enfants du Bénin», a-t-il poursuivi.

Espérant un environnement médiatique plus professionnel dans les années à venir, les communicateurs invitent les parties prenantes de la presse à poursuivre les réflexions afin d’améliorer le classement de Reporters Sans Frontières qui place la presse béninoise au 114e rang avec une note de 38,18. « La bonne santé de la presse béninoise sera tributaire de l’implication et de l’accompagnement responsable et effectif de tous : professionnels des médias, faîtières, Haac, gouvernement, etc », a préconisé le président de l’Odem.