Journée mondiale de la liberté de la presse : Une messe d’action de grâces en souvenir des journalistes décédés

Par Alexis Meton,

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Une commémoration spéciale de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce jeudi 3 mai 2018. A l’initiative de l’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin et du quotidien La nouvelle Expression, une messe d’action de grâces a été dite au Codiam, à Cotonou, à l’intention des hommes et femmes des médias qui ont rendu l’âme.

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Un moment commémoratif, mais aussi de souvenirs des grands noms de la presse béninoise, ce jeudi 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. L’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin (Arpeb) a marqué d’une pierre blanche cette vingt-cinquième édition dont le thème est « Média, justice et Etat de droit: les contrepoids du pouvoir ».
Au cours de l’Eucharistie en l’honneur des journalistes et assimilés décédés, le père célébrant, Magloire Acakpovi, a rappelé à l’assistance les exigences de la presse et la responsabilité du journaliste dans la société. Par coïncidence, ce 3 mai, l’Eglise catholique se souvient également de deux disciples de Jésus, Philipe et Jacques. L’apôtre Jacques est l’un des témoins de première heure de Jésus qui a vécu les faits dans leur réalité. Philipe, quant à lui dont le nom est d’origine grec que est caractérisé par le désir de vérité,la volonté d’aller au-delà de ce qu’il voit. D’où le lien que le prêtre établit entre l’Eglise catholique et les professionnels des médias : la recherche d’objectivité et d’informations vraies. C’est ce à quoi le père Magloire Acakpovi convie les professionnels des médias, qui sont avant tout des éducateurs de la société. Il en appelle à une prise de conscience et invite le journaliste à suivre sa conscience dans l’exercice de sa profession. Bien entendu que le jeune génération doit apprendre des anciens qui n’avaient pas de grands moyens, mais qui avaient le professionnalisme et le talent à revendre.
Les échanges se sont poursuivis après la messe autour de deux causeries-débat. L’une sur « 3 mai, des origines à nos jours », animée par Léon Brathier, ancien journaliste de La Nation et actuel rédacteur en chef du journal L’autre quotidien. La seconde porte sur la question de l’éthique et la déontologie présentée par Noël
Allagbada, ancien journaliste à Ehuzu devenu La Nation. «Les choses se sont littéralement délitées et il y a lieu de s’inquiéter», a alerté Noël Allagbada. Rapportant les propos du président de l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique dans les médias (Odem) Guy Ehoumi, il a souligné que l’heure est grave. « Le dernier rapport du système d’intégrité sur le Bénin expose une perte de confiance du public sur la qualité des informations données par les journalistes. Mieux, le public constate plus d’informations payées, achetées et donc pas bonnes et moins professionnelles. Tout se passe comme si l’on banalise la corruption ». Il y a lieu de se conformer aux exigences du Code de déontologie, comme l’a rappelé M. Allagbada.

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