Journée internationale de la paix: Les Béninois invités à sauvegarder le vivre ensemble

Par Site par défaut,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


A l’instar du monde entier, le Bénin a célébré, mercredi 21 septembre, la Journée internationale de la paix. Portant sur le thème «Objectifs du développement durable, composantes de la paix», les manifestations au niveau national conduites par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) en partenariat avec la Coalition nationale pour la paix (Cnp) et le Centre panafricain de prospective sociale (Cpps) se sont déroulées au palais des Congrès à Cotonou.

LIRE AUSSI:  Festivités du 55e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Un beau monde pour vivre des instants solennels à Natitingou

Pays de paix, le Bénin doit le demeurer à travers la coexistence, le vivre ensemble, le dialogue interreligieux, la bonne gouvernance. Toutes choses que le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et ses partenaires considèrent comme facteurs de paix.

Au nom de la Coalition nationale pour la paix (Cnp), Fatoumata Batoko Zossou, a souligné que les Nations Unies ont lié les 17 Objectifs de développement durable à la paix. Au regard de cette démarche, elle a soutenu que les conditions de la paix sont : la bonne gouvernance, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, l’assainissement et la protection de l’environnement, l’observance des comportements appropriés pour réduire le réchauffement climatique et les inégalités entre les sexes, l’accès de tous à un travail décent, l’autonomisation de la femme et de la fille, etc. Aussi a-t-elle reconnu le mérite des Nations unies de ressortir l’interrelation entre les Odd et la paix. Les 16 composantes des Odd sont toutes choses qui doivent contribuer à créer l’harmonie dans les familles et dans la société. Mais comment y parvenir? est-elle demandée. Et en guise de propositions, elle a suggéré des approches. « Nous devons pousser le gouvernement à planifier une réelle révolution et amener nos compatriotes à adhérer à cette révolution. Il faut identifier des synergies d’actions pour nourrir et assurer la croissance et l’enracinement des Odd dans notre quotidien », a-t-elle avancé.
En tant que promoteur du projet « La paix par un autre chemin », Albert Tévoédjrè, directeur du Centre panafricain de prospective sociale, a attiré l’attention sur l’inquiétude permanente dans laquelle vivent toutes les familles du monde aujourd’hui. « On ne sait pas si l’enfant sorti pour l’école le matin, rentrera le soir. On ne sait si rentré dans un train, on ne sera pas trucidé par un coup de couteau. On ne sait pas ce qui peut vous arriver dans une rue à Kinshasa ou ailleurs. Nous sommes tous menacés», a-t-il mentionné.

LIRE AUSSI:  Festivités du 55e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Un beau monde pour vivre des instants solennels à Natitingou

Un autre chemin pour atteindre la paix

Mais pour lui, la solution militaire n’est pas la meilleure. Car, a-t-il soutenu, ce n’est pas en mettant un soldat derrière chaque citoyen que le problème sera résolu. C’est le vivre ensemble qui est la solution. Dès lors, il a indiqué qu’il faut apprendre à vivre ensemble. «La paix est possible si nous apprenons à coexister», a-t-il insisté avant de dévoiler que ce qui divise souvent les humains, ce sont les religions, les convictions, les croyances. Ainsi, a démontré Albert Tévoédjrè, le chemin qui permettra de vivre quelque chose de commun, c’est le développement. Il s’agit des œuvres qui permettent à la population de mieux vivre son adhésion au vivre ensemble. C’est le cas du centre de santé de Kpoguidi dont la pose de la première pierre a eu lieu récemment et qui servira toutes les religions. Par ailleurs, il a invité l’assistance à signer la pétition qu’il a lancée.
Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant résident du Pnud au Bénin, a précisé que la journée internationale de la paix proclamée en 1981 par l’assemblée générale des Nations Unies, vise à commémorer et à renforcer les idéaux de paix parmi les nations et les peuples. Au titre de cette édition, le secrétaire général des Nations Unies fait appel aux gouvernements et aux citoyens du monde entier pour se concentrer sur les Odd, a-t-il signalé en faisant allusion au thème retenu. A travers ce thème, l’Onu entend privilégier le développement pour maintenir la paix. De façon concrète, il a indiqué que « l’instauration de la paix implique que les droits de l’Homme soient respectés, que le développement humain soit privilégié et qu’une éducation à la non-violence, au développement, au dialogue et à la médiation soit renforcée ».
Au nom du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le directeur de cabinet William Comlan a relevé que le développement durable comporte la dimension écologique, la dimension économique, et la dimension humaine et sociale. Pour lui, les deux premières dimensions dépendent de la dernière qui fournit la sensibilité, les valeurs, compétences humaines et sociales et les choix qui rendent possibles le développement durable. Pour ce faire, l’éducation à la paix devrait faire partie intégrante de l’éducation au développement durable. Quant au Bénin, il dira qu’il est un pays à tradition de paix que les citoyens et les gouvernants doivent s’efforcer de pérenniser¦