Journée du livre du Bénin: Les romans policiers de Dominique Titus célébrés

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Auteur de plusieurs romans policiers parus dans les années 70, Dominique Titus a été célébré pour sa contribution à la richesse de la littérature béninoise. L’hommage a été rendu à cet ancien agent des Chemins de fer en France à la retraite dans le cadre de la Journée du livre du Bénin dont la première édition s’est déroulée, dimanche 20 septembre dernier, au Centre culturel Akanga à Porto-Novo.

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« Où est passée Fatimata», «La fille vierge » et «Quand on aime » sont les trois ouvrages, tous des romans policiers, écrits par Dominique Titus qui peut être considéré aujourd’hui comme le père de la littérature policière au Bénin. Cet auteur, ex-agent des Chemins de fer en France à la retraite, était à l’honneur, dimanche 20 septembre dernier, dans le cadre de la première édition de la Journée du livre du Bénin commémorée au Centre culturel Akanga à Porto-Novo. A l’occasion, les œuvres de Dominique Titus ont été présentées et vantées.
La présentation a été assurée par Habib Dakpogan, poète, écrivain et chanteur. Celui-ci a fait surtout découvrir le roman «Quand on aime » composé de cinq nouvelles, toutes des chroniques et enquêtes policières fictives, écrites dans les années 70. Lequel roman a été ressuscité il y a un mois par Roger Koudoadinou, docteur ès-Lettres et actuel directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Habib Dakpogan dit être sidéré par le talent et la qualité des ouvrages écrits par l’auteur dans un style fluide, vivace et vivant. Le présentateur félicite Dominique Titus pour son sens du concret, sa bonne maitrise de la langue française et surtout pour sa curiosité scientifique en se spécialisant dans l’écriture des romans policiers sans être un flic. Au fond, l’auteur dénonce certains faits de société, lesquels sont encore malheureusement d’actualité jusqu’ici, note Habib Dakpogan. Il se dit scandalisé, après la lecture des ouvrages, de constater qu’un écrivain aussi talentueux, un génie de la littérature, soit resté dans l’ombre pendant tant de décennies. Habib Dakpogan loue l’initiative de la journée du livre qui a permis de faire découvrir au monde l’auteur. Dominique Titus, l’heureux du jour était très émotionné. Il explique avoir spécifiquement opté pour la littérature policière parce que c’est le type de roman qui, à son avis, rencontre le plus large lectorat possible. Il a préféré ce type de roman pour dénoncer les travers de la société et certaines déviances des hommes afin qu’ils soient corrigés. L’auteur remercie les initiateurs de cette journée pour l’avoir mis sous les feux de la rampe.
Pour Eskil Agbo, initiateur de cette journée littéraire, son objectif est de célébrer annuellement tous les acteurs de la chaine du livre notamment les écrivains, les éditeurs, les lecteurs, les libraires et les bibliothécaires. Selon lui, l’initiative fait suite à son constat que les acteurs du livre ne sont pas connus comme les artistes et glorifiés de temps en temps. La date du 20 septembre a été choisie à dessein, explique Eskil Agbo, pour rendre hommage à Olympe Belly Quenum, l’un des pères de la littérature béninoise, encore en vie et âgé aujourd’hui de 94 ans et qui est né un 20 septembre. Le choix a été porté sur Dominique Titus pour ouvrir le bal de cette journée du livre du Bénin, parce que la littérature policière du Bénin n’est pas connue alors que l’auteur est l’un des meilleurs dans la sous-région en matière de nouvelles policières. Une façon de révéler Dominique Titus à la jeune génération, souligne Eskil Agbo.

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