Zakiath Latoundji, présidente par intérim de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), sollicite les suffrages du corps électoral pour être confirmée au soir du scrutin du samedi 3 août prochain. Une candidature féminine est une première à ce poste dans l’histoire de la presse béninoise. La candidate dispose des atouts nécessaires pour donner un nouveau visage au paysage médiatique béninois.

Jusque-là, elle est restée l’apanage des hommes. Jamais dans l’histoire de la presse béninoise, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) n’a enregistré de figure féminine pour la présider.  
Quoique l’effectif des femmes des médias s’accroît, notamment dans l’audiovisuel, les femmes professionnelles des médias ont toujours été absentes à ce poste stratégique. Non pas parce qu’elles manquent de charisme ou de leadership pour l’assumer, mais parce qu’elles n’ont jamais candidaté à ce poste.
Confinées autrefois dans les rôles secondaires, beaucoup d’entre elles travaillent aujourd’hui à se démarquer du lot afin d’être présentes davantage  au sein de l’union. Sauf que jusque-là, les femmes professionnelles des médias peinent à se hisser à des niveaux élevés de responsabilité.
Qu’il s’agisse de l’Upmb, de l’Odem ou du Cnpa, c’est le statu quo. Aucune femme n’a jamais dirigé une faîtière de la presse à ce jour, et la candidature de l’actuelle présidente par intérim de l’Upmb vient bousculer cet ordre. Une première dans l’histoire de la presse béninoise qui mérite d’être encouragée et soutenue pour plusieurs raisons.
D’abord, il faut saluer le courage de la candidate qui se démarque du lot des femmes journalistes par son expérience, son savoir faire et sa contribution au rayonnement de la presse béninoise.
Ensuite, Zakiath Latoundji est l’une des femmes engagées dans l’Union des professionnels des médias du Bénin. Elle a œuvré aux côtés de l’ancien président de l’Upmb et actuel conseiller à la Haac, Franck Kpochémè, à la promotion de la liberté de la presse au Bénin. Employée dans un organe privé, elle a déjà prouvé en tant que vice-présidente et présidente par intérim de l’Upmb, son savoir-faire pour rehausser la corporation. Enfin, la présentatrice de Canal 3 Bénin déborde d’énergie lorsqu’il s’agit de défendre la liberté de la presse et les intérêts de la corporation. On se souvient encore de son implication en faveur de la réouverture des organes de presse ‘’fermés’’ et plus récemment de son intervention dans l’affaire ‘’Casimir Kpédjo’’.

Le profil idéal

Grâce à son expérience dans le métier, elle saura sans doute insuffler un nouveau dynamisme à la corporation. Dans son programme d’actions, elle tient compte des aspirations, des succès et des difficultés des différents corps de métiers de la presse béninoise.
Au-delà de sa simplicité, Zakiath Latoundji incarne la parole d’une femme libre dans un univers quasi masculin où des femmes se réfugient derrière micros et caméras lorsqu’il s’agit de dénoncer ou de prendre la défense de leurs confrères. Excepté quelques cas isolés comme Annick Balley, Berthe Cakpossa, Reine Azifan….
Il suffira donc de faire confiance à l’ancienne vice-présidente de l’Upmb pour se rendre compte de ses potentialités. Selon certains professionnels, soutenir la candidature de l’actuelle présidente par intérim de l’union serait juste une manière de rendre justice à des centaines de professionnels des médias qui rêvent d’un lendemain meilleur pour la corporation.
Accorder son suffrage à Zakiath Latoundji, « c’est opter pour une équipe de jeunes dynamiques engagés à faire de l’union un syndicat fort au service de tous les professionnels des médias du Bénin, de la liberté de la presse et du droit du citoyen d’être mieux informé », soutient la candidate.
Elle ambitionne de mettre ses compétences au service d’une presse plus libre et concurrente. Après quinze années d’existence, il est temps pour l’Union des professionnels des médias du Bénin d’expérimenter une gestion féminine. Zakiath Latoundji a le profil idéal pour le jobn

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