Sept ans de travaux forcés, c’est le verdict du procès de l’affaire inscrite au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey, mardi 19 juin dernier. Elle est relative à un dossier de viol sur mineure. L’accusé Sonagnon Vodounnou, un boulanger âgé de 27 ans, a été reconnu coupable de l’infraction et condamné à 7 ans de travaux forcés par la cour.

Sept ans de travaux forcés, c’est la peine infligée à Sonagnon Vodounnou à l’issue de l’audience. Agé de 20 ans au moment des faits, il a été reconnu coupable du crime de viol sur Agnès alors une mineure de 11 ans.
Déposant à la barre, le boulanger n’a pas nié les faits mis à sa charge. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles forcées avec la petite. Il décrit à la cour les circonstances dans lesquelles se sont déroulé les faits.
Le ministère public représenté par Blaise Kissezounon prenant ses réquisitions, a déploré la violence qui caractérise désormais notre société où plus personne n’est en sécurité. Surtout pas les petites filles qui sont des proies faciles pour des prédateurs comme cet accusé qui choisit de violenter une fillette pour la violer par la suite. Ce sont des actes qui sont répréhensibles dans notre société, estime l’avocat général. Il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de viol ayant causé des dommages aussi bien physiques que moraux à la victime. Il fait recours aux dispositions des articles 331 et 332 du Code pénal qui punissent cette infraction et requiert la peine de huit ans de travaux forcés contre l’accusé Sonagnon Vodounnou.
Me Victorien O. Fadé assurant la défense de l’accusé plaide coupable. L’avocat-conseil allègue que son client a chuté du fait de son jeune âge, donc de son immaturité. Il met l’accent sur l’honnêteté de son client qui a reconnu les faits tout en regrettant son acte. Alors, lance Me Fadé, « Je prie la cour de lui permettre de refaire sa vie et de mettre en pratique sa maturité d’esprit acquise depuis que ce malheur s’est abattu sur lui et l’a conduit en prison depuis sept ans aujourd’hui ».
Avant lui, Me Théodore Zinflou représentant la victime absente, a rappelé la violence subie par la petite qui en est traumatisée et qui a dû être prise en charge par des spécialistes afin de lui permettre une réintégration sociale progressive. Il se constitue partie civile et réclame pour la victime la somme de 1 million de F Cfa à titre de dommages-intérêts pour les préjudices à elle causés.
En délibérant, la cour reconnaît l’accusé Sonagnon coupable de viol sur mineure, une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 331 et 332 et l’article 3 de la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Elle condamne Sonagnon Vodounnou à 7 ans de travaux forcés. Puis au civil, elle le condamne également à payer la somme de 500 000 francs Cfa à la victime en réparation des préjudices moraux et matériels subis.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 30 novembre 2011, Sonagnon Vodounnou recouvrera sa liberté dans un peu plus de cinq mois.
Les Faits

Dans la matinée du lundi 21 novembre 2011 à Odougba, arrondissement de Ouèssè dans les Collines, alors que la nommée Agnès, âgée de 11 ans se mettait à l’aise dans une plantation d’anacardier, non loin de sa maison familiale, Sonagnon
Vodounnou se serait jeté sur elle. Après avoir bâillonné la fillette, Sonagnon l’aurait contrainte à des relations sexuelles.
Interpellé, Sonagnon Vodounnou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Composition de la cour

Président : Claude Montcho
Assesseurs : Armand Gounon / Alphonse Gbossou
Jurés : Joseph Gohoungo,
Margueritte H. Kossou, Romain Togny, Paul D. Glèlè.

Ministère public : Blaise
Kissezounon
Greffier : Me Etienne Ahonahin

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