L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) veut atteindre 800 000 tonnes de coton pour la campagne 2019-2020. C’est la nouvelle ambition affichée, après le bond quantitatif remarquable enregistré au fil des campagnes depuis la reprise en main de la filière par l’Aic en 2016. Une prétention certes audacieuse mais pas irréalisable, à en croire le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui.

« Nous pouvons, si nous nous y prenons bien, engranger 800 000 tonnes de coton graine et même plus, si nous travaillons sans relâche sur la  question de l’amélioration de la productivité », a-t-il laissé entendre, samedi 20 juillet dernier lors de la troisième édition de la fête des cotonculteurs à Savalou.
Au-delà de la mobilisation de la troupe (producteurs, livreurs d’intrants, encadreurs, égreneurs, etc.) et de l’augmentation des emblavures à hauteur de 700 000 hectares, un accent particulier sera mis sur le rendement comme lors de la campagne dernière, annonce Mathieu Adjovi, président de l’Aic. Il est question d’atteindre des rendements moyens de 1300 à 1500 kg/ha, renchérit le ministre tout en soulignant que le défi peut être relevé si les producteurs suivent à la lettre les recommandations des encadreurs agricoles.
La campagne cotonnière 2018-2019 a enregistré une production record de 678 000 tonnes de coton graine sur une superficie emblavée de 656000 hectares, dont plus de 162 711 tonnes pour la seule commune de Banikoara qui a encore tenu son premier rang. Le Bénin s’est ainsi hissé au premier rang dans la sous-région, devant le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire. En 2017-2018, la production était déjà de 597 000 tonnes contre 451 000 tonnes une campagne plus tôt.
Ces performances constantes observées au niveau de la production de l’or blanc depuis trois ans et ce, de manière consécutive, sont le fruit du programme d’intensification de la culture cotonnière mis en œuvre par l’Aic ; la mise en place à temps des intrants et des semences de qualité et en quantité suffisante ; la pluviométrie favorable, ainsi que la forte mobilisation des paysans à travers la Fédération nationale des Coopératives villageoises de coton et les Unions départementales, communales des producteurs. Reste maintenant à intensifier les efforts en vue de la transformation sur place de la production, à travers l’installation d’usines textiles viables et, ou la réhabilitation de celles existantes comme le Complexe textile du Bénin (Coteb) en quête de ses lettres de noblesse.

Claude Urbain PLAGBETO

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