Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers la Direction des établissements privés de l’enseignement supérieur (Depes) a décidé de la fermeture de 103 établissements privés d’enseignement supérieur pour la rentrée académique 2019-2020 qui s’annonce. Les noms des établissements agréés réservés, qui seront bientôt affichés, ont été présentés hier, mercredi 21 août, à Cotonou, au cours d’une cérémonie de restitution des résultats des travaux du Conseil national consultatif de l’enseignement supérieur.

A moins d’un mois de la rentrée académique 2019-2020, les établissements privés d’enseignement supérieur ne remplissant pas les conditions requises pour accueillir des étudiants sont en difficulté. Au nombre de 103, ils vont être fermés pour diverses raisons par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique suite aux travaux du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur. A ces établissements, deux options s’offrent. Il s’agit de la réclamation et de la fusion. Autrement dit, les portes ne sont pas totalement fermées aux promoteurs de ces établissements. Après affichage des listes, ils sauront ce qui leur est reproché. Et s’ils ont de réclamations à faire, ils disposent d’une semaine pour se prononcer. Dans le cas contraire, ils sont définitivement fermés.      
Selon le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Koladé Josué Azandégbé, le processus ayant conduit aux résultats publiés, hier, a démarré depuis novembre 2018. Et le ministère en charge de l’Enseignement supérieur a opéré suivant une approche participative. Dès lors, estime le directeur adjoint de cabinet, il ne devrait pas y avoir de contestations après la publication des résultats. Car, non seulement tous les acteurs ont été associés mais également ce sont les textes qui régissent l’Enseignement supérieur qui ont été appliqués, explique-t-il.

Trois défis

Présents à la cérémonie de présentation des résultats, le président du Patronat des établissements privés de l’enseignement supérieur, Marcellin Zannou, et ses pairs ont témoigné être associés aux différentes étapes du processus.
Trois défis sous-tendent cette démarche de la Depes. Le premier est lié à la gouvernance des établissements privés de l’enseignement supérieur, le deuxième tient du respect des textes qui régissent le secteur et le troisième défi est celui du changement de la perception au niveau de l’opinion publique nationale et régionale qui qualifie les établissements privés d’enseignement supérieur de boîtes à fabriquer des diplômes.
En cela, le Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur a étudié, selon Dodji Amouzounvi, les 45 dossiers des établissements privés d’enseignement supérieur ayant sollicité un renouvellement d’agrément pour l’année académique 2019-2020. Sur ces 45 établissements, huit ont obtenu un avis favorable, 37 un avis défavorable et un établissement a bénéficié d’une régularisation parce qu’il a été réservé, l’année dernière. Parmi les huit ayant reçu un avis favorable, indique Dodji
Amouzounvi, il y en a quatre qui sont sous délai et quatre autres qui ont eu l’agrément. Si les quatre sous délai ne finissent pas de construire leurs propres infrastructures dans les deux ans qui suivent, l’agrément leur sera retiré conformément aux textes. De même, 29 établissements figurent dans les cas réservés à partir d’un certain nombre de remarques qui leur sont faites.
Pour l’année académique 2019-2020, donc, il y a au total 330 filières agréées dont 203 licences professionnelles et 127 masters. Et il y a 76 nouvelles filières qui sont venues s’ajouter.

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