Hommage au doyen honoraire de la Flash:Flavien Gbéto célébré pour sa contribution au développement de la linguistique

Par Alexis Meton,

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L’Université d’Abomey-Calavi accueille du 17 au 19 février un colloque international en hommage au professeur Flavien Gbéto, doyen honoraire de la Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash) et de la Faculté des lettres, langue, arts et communication (Fllac). À l’occasion, les participants venus de plus de vingt universités de onze pays d’Afrique et d’Europe vont se pencher sur les terminologies en langues africaines et leurs apports dans le développement des pays.

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« Terminologies en langues africaines : pratiques actuelles et perspectives pour la promotion des patrimoines, la science, l’enseignement et les productions spécialisées ». C’est le thème du premier colloque international organisé par le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Labodylcal) en hommage à son directeur scientifique, le professeur Flavien Gbéto, doyen honoraire de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) et de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac). Son parcours exceptionnel ne manque pas d’embûches, selon les témoignages sur l’heureux du jour, mais il a su tenir pour accomplir sa carrière d’enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, où dans quelques années, il sera appelé à faire valoir ses droits à la retraite. Ses étudiants, amis et collègues retiennent de lui un homme de dignité, rigoureux, humble, fidèle à l’esprit scientifique, impartial… qui a une grande capacité d’écoute.
Cette rencontre internationale pour rendre un hommage mérité au professeur Flavien Gbéto va permettre aux participants venus d’une vingtaine d’universités de onze pays d’Afrique et d’Europe de se pencher sur l’utilité de la terminologie dans la communication. Selon les explications du docteur Charles Ligan, président du comité d’organisation, l’aménagement terminologique constitue un chantier très important de l’aménagement du corpus et de la promotion des langues.

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Car les terminologies adaptées stimulent et favorisent l’exercice des activités de communication, qu’elles soient économiques, financières, politiques, juridiques, médiatiques, culturelles ou artistiques. La mise à disposition des terminologies en Afrique, poursuit-il, accélère la circulation des informations et des savoirs à travers la traduction, l’interprétation, l’enseignement et bien sûr l’écriture scientifique ou littéraire. Affirmant que la recherche sur les terminologies dans les pays du Nord est une préoccupation essentielle au cœur de la politique linguistique nationale, Dr Charles Ligan informe que les domaines de formation auxquels l’on n’accorde pas souvent assez d’attention sont en réalité les moteurs de développement parce que nourrissant les autres.
Chaque participant cerne l’importance des langues africaines dans le processus de développement, note Pascal Tossou Okry, doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac). Et à ce titre, il a indiqué que la Fllac se réjouit de l’énorme activité relative au colloque qui, selon ses dires, est un succès, car le contexte de pandémie n’a pas empêché le comité d’œuvrer pour l’encadrement de l’événement.
Pour sa part, Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, apprécie l’aboutissement de ce colloque dans le contexte difficile de pandémie de Covid-19. Ce colloque s’ouvre au début d’un nouveau cinquantenaire de l’Université d’Abomey-Calavi, et constitue le signe d’un nouveau départ dans le processus de la recherche pour le développement impliquant des acteurs de divers domaines autour de la thématique centrale de la langue, instrument privilégié de la communication.
Procédant au lancement du colloque, Youssao Saïdou, conseiller technique à la recherche, à l’innovation technologique et aux relations avec les établissements privés d’enseignement supérieur, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, estime que, loin d’être une cérémonie de reconnaissance, ces manifestations constituent un levier pour les enseignants-chercheurs. Elles doivent les inciter à travailler pour l’université, le pays et l’humanité.
Rappelons que l’heureux du jour a exprimé toute sa reconnaissance aux organisateurs de la cérémonie et a promis de continuer dans la recherche pour impacter davantage.