Haute cour de Justice : A quand l’installation des députés-juges Yahouédéhou et Bagoudou ?

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


Désignés par leurs pairs, depuis le lundi 30 mai dernier, pour siéger au sein de la Haute cour de Justice en remplacement de leurs anciens collègues Sacca Lafia et Candide Azannaï nommés au gouvernement, les députés-juges Janvier Yahouédéhou et René Bagoudou ne sont toujours pas jusqu’ici installés dans leurs fonctions. Leur installation devrait se faire par leur prestation de serment devant le président de la République.

LIRE AUSSI:  Affaire Charli Hebdo :Communiqué du gouvernement béninois

Déjà plus de trois mois que cette cérémonie de prestation de serment se fait attendre. De nos informations, il ressort que la Haute cour de Justice n’est pas restée les bras croisés. A plusieurs reprises, sa présidente Marcelline Gbèha Afouda a saisi le chef de l’Etat aux fins que soit remplie cette importante formalité. Les mêmes sources renseignent que la présidente de la Haute cour de Justice serait même allée plus loin en sollicitant une audience auprès du chef de l’Etat pour lui faire toucher du doigt l’urgence d’installer les deux députés-juges. Laquelle audience a eu lieu au palais de la présidence de la République en août dernier. D’aucuns espéraient qu’à la suite de cette rencontre, Janvier Yahouédéhou et René Bagoudou soient invités par le chef de l’Etat à prêter serment comme le prescrit la loi. Mais jusqu’ici, c’est silence radio. Les deux députés-juges ne sont toujours pas investis dans leurs fonctions. Conséquence : La Haute cour de Justice même si elle n’est pas trop paralysée est toujours amputée de deux de ses membres. Elle ne compte jusqu’ici que 11 membres sur 13 depuis le départ pour le gouvernement de Sacca Lafia et Candide Azannaï. Personne ne comprend aujourd’hui ce qui peut encore faire traîner l’installation des deux députés-juges. Si ce sont les réformes politiques et institutionnelles en cours, celles-ci ne peuvent pas bloquer l’entrée en fonction des deux députés-juges. Car, ils peuvent être installés le temps que les réformes en question aboutissent. A moins que la vraie raison de la non installation des deux députés-juges soit ailleurs?

LIRE AUSSI:  Centre national de spécialisation sur le maïs: Les travaux d’actualisation du programme de recherche engagés à Lokossa

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau