Grand prix littéraire du Bénin: Trois auteurs distingués

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Sur les neuf finalistes de l’édition 2020 du Grand prix littéraire du Bénin, trois ont pu tirer leur épingle du jeu dans les catégories roman, nouvelle et théâtre. Le 30 décembre dernier, ils ont chacun reçu trophée et chèque, fruit de leurs efforts respectifs.

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La plus importante phase de l’édition 2020 du Grand prix littéraire du Bénin, le dévoilement des lauréats, a permis de découvrir que dans la catégorie théâtre, le jury a préféré « Le chant de la petite horloge » de Jérôme Tossavi paru aux éditions Savanes du continent aux deux autres livres. Dans la catégorie Nouvelle, Jean-Paul Tooh-Tooh avec
« L’araignée désabusée » publiée aux Editions Awoudy a pris les devants. Le roman « La rivale de Dieu » des Editions Venus d’Ebène écrit par Gilles Gbéto s’est arrogé le prix littéraire du Bénin dans sa catégorie. Chaque lauréat est reparti avec un trophée plus un chèque de deux millions de francs Cfa.
Cette édition n’a pas dérogé à la tradition. Il y a eu aussi, le « grand oral », un exercice de dissémination de l’état du livre au Bénin. L’auteur Giovanni Houansou récompensé l’année dernière par le même évènement s’est consacré à cet exercice qui laisse voir dans les moindres détails, les succès et insuccès, les mérites et tares du livre et plus globalement de l’édition dans le pays.

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A sa suite, Raphaël Yébou, président du jury présentera les recommandations de son équipe. Aux auteurs, il a indiqué le chemin à emprunter pour une meilleure qualité de leurs œuvres. Il y a besoin et urgence à travailler davantage, suggère l’auteur qui plaide aussi pour un accompagnement de la direction des Arts et du Livre. Les maisons d’édition pour leur part ont été invitées à impliquer tous les acteurs à toutes les étapes pour éviter de fragiliser davantage la qualité déjà très critique des productions. Enfin, il demande d’analyser la possibilité d’ouvrir la compétition aux auteurs des œuvres en langues nationales.
Les prix littéraires sont nécessaires, voire indispensables à l’essor et la consolidation de l’économie du livre, dira dans son mot, le ministre en charge de la Culture, Jean-Michel Abimbola. Malgré cette évidence, « le contexte de notre pays est marqué par la rareté de prix d’envergure, susceptibles d’apporter une valeur ajoutée à l’économie du livre », fait-il observer. Cela traduit l’institution du « Grand Prix Littéraire du Bénin » qui vient combler un vide et susciter auprès des talents littéraires et des éditeurs un regain d’intérêt pour la création d’œuvres de qualité, gage de la vitalité de la littérature nationale, soutient-il.

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Ce prix vise en effet à mettre en valeur la diversité culturelle et éditoriale nationale et à mettre sur orbite la littérature béninoise sur la scène continentale et mondiale, poursuit le ministre. A l’instar des prix littéraires au plan international comme le Prix Goncourt organisé par l’Académie Française et le Prix des cinq continents organisé par l’Oif, le Grand prix littéraire du Bénin se donne pour défi de contribuer de façon significative au succès de l’écrivain et de sa maison d’édition, fait-il savoir. Raison pour laquelle l’édition de cette année a connu quelques réajustements, notamment au niveau organisationnel avec l’introduction de la réforme liée à la réglementation de l’exercice des métiers d’éditeur et de libraire au Bénin.