Formation des avocats à la défense des droits de la femme: Pour une meilleure compréhension du protocole de Maputo

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Protocole de Maputo

Wildaf Bénin organise, du 26 au 28 mars à Cotonou, un atelier de formation au profit des avocats en matière de défense des droits de la femme sur le fondement du protocole de Maputo devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp).

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Une formation sur la défense des droits de la femme s’est ouverte, ce lundi 26 mars, à l’intention des avocats. Prévue pour durer trois jours, elle vise à renforcer la capacité des participants à utiliser le protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (protocole de Maputo). Cet atelier d’échanges est organisé par Wildaf Bénin, soutenu par Equality now et la coalition Solidarity for african Womens’s rights (Soawr).

Selon Aleyya Gouda Baco, directrice de cabinet du ministre de la Justice, « L’initiative de cet atelier est à inscrire au rang d’actions concrètes pour des solutions durables au plan de la répression et de la réparation du dommage causé à la victime ». Dans un contexte de persistance des violences basées sur le genre à l’endroit d’une frange encore large de la population du sexe féminin, en particulier en zone rurale et des manifestations de plus en plus évidentes de la violence sexuelle en milieu scolaire et de formation professionnelle, elle affirme la volonté politique d’œuvrer à l’élimination de toute forme de violence basée sur le genre.
Le bâtonnier Yvon Détchénou souligne que les instruments juridiques existent à suffisance. Pour lui, la femme contemporaine a gagné au prix de son travail et de nombreuses luttes, le droit de ne plus être qu’une préoccupation législative. Il insiste que ce qui reste à faire est d’occuper ces droits dans toute situation juridique où leurs effets devraient produire la protection qu’ils garantissent. « Ce qui reste à faire est de rendre ces droits effectifs », a-t-il martelé, en insistant que « l’efficacité des droits de la femme dépend de la capacité de certains acteurs clés à les défendre, par cette espèce de mérite qui suppose d’affronter les résistances, des difficultés, les tergiversations, les violations pour qu’il n’existe nul droit, nulle liberté de la femme qui soit nié, étouffé, réduit au silence… ». Il affirme, par ailleurs, l’engagement du barreau pour la défense des droits et des libertés, de tous les droits et de toutes les libertés, de toutes les personnes y compris les femmes.
Au terme de la formation, il est attendu une meilleure compréhension du protocole de Maputo et des exigences, directives et pratiques prometteuses en matière de plaidoyer devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Le manuel de pratiques de plaidoyer devant la Commission sera diffusé pour renforcer l’engagement plus prononcé des avocats à plaider devant la Commission. Les problèmes potentiels seront identifiés, et les cas qui doivent être poursuivis à la Commission, ainsi qu’un partenaire sera identifié pour soutenir la cause. Enfin, une plateforme de partage d’informations et d’expériences comprenant les participants clés sera mise en place.

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