Fonctionnement des Ecoles normales d’instituteurs: Les députés satisfaits des explications du ministre Salimane Karimou

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le fonctionnement des Ecoles normales d’instituteurs (Eni) face à la pénurie d’enseignants dans les écoles. Cette question orale avec débat était entre autres au cœur, jeudi 9 janvier dernier, de la séance plénière dans le cadre de la mission de contrôle de l’action gouvernementale par l’Assemblée nationale.

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Face aux députés, le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane
Karimou, s’est prononcé sur le fonctionnement des Ecoles normales d’instituteurs (Eni). Un attribution qui fait partie des missions de son département ministériel qui est de former des instituteurs à l’obtention du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap) et du Certificat d’aptitude pédagogique (Cap). Les conditions d’accès à ces certificats sont entre autres respectivement le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et le Baccalauréat. Mais depuis quelques années, explique Salimane Karimou, il est constaté une baisse de niveau chez les candidats, surtout pour ceux qui postulent au Ceap. Cela en dépit des mesures d’accompagnement qu’offre le gouvernement à travers les bourses d’études. L’expression écrite, la dictée, la construction d’un texte argumentatif, les notions d’arithmétique, de système métrique font cruellement défaut chez les candidats. En outre, les stages des candidats ainsi que la rédaction de leur mémoire de fin de formation témoignent parfois d’un niveau médiocre, dénonce le ministre. C’est dans ce cadre que le ministère, dans le souci de relever le niveau d’études des apprenants et d’améliorer la qualité de l’offre éducative, l’un des axes prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag), a décidé de ne permettre l’accès aux Eni qu’aux titulaires du Bac, informe Salimane Karimou.

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Améliorer la qualité de la formation

Selon lui, les Eni ont formé et mis sur le marché de l’emploi depuis 2006 jusqu’ici plus de 15 mille instituteurs toutes options confondues. Mieux, les Eni et les Ecoles privées de formation d’instituteurs mettent 2592 normaliens en stage de professionnalisation chaque année dans les écoles maternelles et primaires sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui permet d’amoindrir de manière temporaire le déficit en enseignants, relève le ministre. La suspension du recrutement des normaliens en première année à l’effet d’améliorer la qualité de la formation des apprenants justifie le fonctionnement en phase transitoire des Eni et la non disponibilité des stagiaires pour combler le déficit en enseignants dans les écoles maternelles et primaires. Mais le gouvernement fait des efforts pour régler le problème. C’est ce qui motive le recrutement d’enseignants contractuels en 2017 et le recrutement de près de 11 000 enseignants suppléants pour combler le déficit observé sur toute l’étendue du territoire national.
Plusieurs autres questions ont été abordées, notamment la situation des enseignants reversés de 2008 recalés aux évaluations et la gestion comptable des écoles à partir de la rentrée scolaire 2019-2020, la mise en œuvre de la nouvelle architecture du système éducatif et l’insuffisance de salles de classe et le déficit d’enseignants dans les écoles primaires. Le ministre Salimane Karimou a apporté des éléments de réponses à toutes ces préoccupations des députés qui en étaient satisfaits.