Feux précoces dans le Borgou:Un moyen indiqué pour ménager l’environnement

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Dans le département du Borgou, en ces temps de grande saison sèche où souffle le vent de l’harmattan, c’est la période par excellence des feux précoces. Ils ont le mérite d’éviter les graves incendies préjudiciables à l’environnement.

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Pour le compte de la campagne 2020-2021, les feux précoces de végétation battent leur plein dans les différentes localités du Borgou. Leur pratique qui répond à une règlementation est encouragée.
Dans le département, c’est la période du 1er novembre au 31 décembre prochain qui est recommandée pour l’allumage des feux précoces, a indiqué le chef de l’Inspection forestière du Borgou, colonel Théophile Sinandouwirou. Des sanctions, avertit-il, sont prévues contre les contrevenants.
En effet, la loi 93-009 portant régime des forêts en République du Bénin a prévu des dispositions pour que les feux qui seront pratiqués, soient moins dangereux. Chaque année, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable en charge des forêts, prend un arrêté qui fixe les périodes et les modalités d’allumage des feux précoces de végétation.
Ils sont, explique le chef de l’Inspection forestière du Borgou, pratiqués en début de saison sèche à titre préventif et pour assurer la sécurité de la biodiversité nationale, des plantations, des fermes, des greniers, des champs, des habitations et des biens grâce à des pare-feux. C’est, insiste-t-il, de concert avec les collectivités locales.
Comme avantages, poursuit-il, ces feux permettent de faire régénérer les formations végétales et de ménager un tant soi peu l’environnement, en l’épargnant des graves incendies.

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« Ils sont allumés en début de saison sèche, parce que c’est en cette période que la végétation est relativement humide afin d’éviter qu’avec le combustible végétal, le feu soit ardent pour faire beaucoup de dégâts », clarifie le colonel Théophile Sinandouwirou. Il conseille de les faire les matins ou les soirs, car c’est à ce moment que le vent n’est pas fort. Une mesure qui, selon lui, permet de maîtriser l’intensité du feu puis de réduire les dégâts sur le sol et les arbres.
Ainsi, les feux allumés au-delà de la période retenue, rappelle le chef de l’Inspection forestière du Borgou, sont considérés comme tardifs. Ils sont souvent incontrôlés et néfastes.
L’auteur d’un feu tardif est passible d’une sanction allant de 50 000 à 500 000 F Cfa comme amende et d’un emprisonnement de trois mois à trois ans. Mais lorsque le feu est allumé de façon volontaire, il est considéré comme un crime, en cas de dégâts occasionnés. A ce niveau, c’est la procédure pénale qui est appliquée.