Fête de la Tabaski: Des prières et des bêtes immolées à la place Idi à Cadjèhoun

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Les fidèles musulmans de Cadjèhoun immolant le bélier après la prière

La communauté musulmane de Cotonou-ouest a sacrifié à la traditionnelle prière de l’Aïd el-Kebir ou la Tabaski. À la place Idi de Cotonou Aéroport Cadjèhoun, les fidèles ne se sont pas fait prier pour sacrifier à la prière rituelle, qui marque le début de la fête la plus importante de la religion, suivie de l’immolation par l’imam de deux moutons.

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A Cotonou, déjà à 8 h 30, les rues grouillaient de fidèles musulmans pressés de rallier la place Idi la plus proche. Celle réservée juste derrière l’aéroport de Cotonou Cadjèhoun est prise d’assaut en l’espace de quelques minutes par des fidèles. Ceux-ci ne voudraient pour rien au monde rater cette prière, la plus importante, selon certains.

À 9 h 00, Ligali Issiaka, imam de la mosquée centrale de Cadjèhoun, s’installe devant les membres de la communauté. A sa vue, les retardataires se sont dépêchés pour se mettre en position et accomplir le rituel. Sept minutes plus tard, début de la prière présidée par l’imam. Les deux unités de prières (rakats) que recommandent les rites de l’Aid sont accomplies. Elle a duré cinq minutes chrono. C’est une prière de bénédiction de Dieu, signalent les musulmans approchés.
Cette prière cède la place au sermon du dirigeant spirituel Ligali Issiaka. Un message axé sur le sacrifice, le partage mais surtout le pardon et la réconciliation. Suite à son prêche, l’imam a immolé deux moutons en signe de dévotion. Les fidèles sont ainsi autorisés à poursuivre les immolations dans leurs maisons.

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Paix et prospérité

Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, présente à cette prière, dit toute sa joie d’accomplir ce rituel. Elle confie que toutes les bêtes sacrifiées après la prière et consacrées à la fête seront sources de bénédiction pour tout le peuple béninois. « C’est notre vœu, c’est notre souhait », indique-t-elle, avant d’implorer Allah de l’exaucer. Le ministre a souhaité une bonne célébration de la fête du sacrifice dans « la piété, la joie ». Elle invoque Allah à accepter les sacrifices et à exaucer les prières ».
L’ancien ministre Alassane Soumanou rencontré sur les lieux dit avoir prié pour tous les croyants, les musulmans en priorité. Il affirme avoir demandé la paix et la prospérité pour tout le monde. « Dans ce monde, nous sommes arrivés rien que pour adorer Dieu d’abord, et ensuite souhaiter qu’il nous apporte longévité et prospérité », souligne-t-il. Il se réjouit que le Bénin soit un pays de croyants.
La fête du sacrifice commémore la soumission à Dieu, le clément et le miséricordieux. Elle rappelle, selon Rachidi Olorodé, Oustaz de la mosquée centrale de Vodjè, la force de la foi d’Ibrahim à son Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepte de sacrifier, sur l’ordre de Dieu, son unique fils Ismaël. Au dernier moment, rappelle ce dirigeant de la communauté musulmane qui se réunit à Vodjè, un mouton fut substitué à l’enfant qui servit d’offrande sacrificielle.
En souvenir de cette dévotion d’Ibrahim à Dieu, les musulmans sacrifient un animal, souvent un mouton, dont le tiers est donné en charité aux pauvres. Le reste de la viande est consommé en famille, distribué aux voisins, aux connaissances, etc. La fête a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier lunaire, après Waqfat Arafa (station sur le mont Arafat) et marque la fin du hadj, le pèlerinage à La Mecque?