Festival francophone de la poésie des jeunes: Une autre approche pour la valorisation de la poésie

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Genre littéraire très ancien, la poésie semble perdre du terrain et souffre au Bénin d’un cadre de mise en valeur, surtout au niveau de la jeune génération. C’est le point de vue des initiateurs du Festival francophone de la poésie des jeunes (FFPJ) qui, cette année, pour la quatrième édition s’est déployé mieux que par le passé.

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Cinq jours d’activités pour quatre pays autour du thème «Le travail des enfants : contrainte ou devoir» à travers conférence-débat, résidence d’écriture, concours, lectures-spectacles, déclamations poétiques, slam, visite… C’est à travers cette charpente que la quatrième édition du Festival francophone de la poésie des jeunes (FFPJ) a vécu du 19 au 21 août dernier. Pour la présente édition, Germaine Todanki du Cameroun, Ahmed Cheick Attoumane de l’union des Comores et Gaffan Amoussou, Lucky Etchri, Renaud Dossavi-Alipoeh et Komi Sodja du Togo se sont joints à leurs pairs du Bénin. Autour des formateurs Jean-Marc Aurèle Afoutou et Jérôme Tossavi, les participants ont pris part, entre autres à une résidence d’écriture autour du thème sus-cité. Cette année, les renforcements des capacités ont eu une place de choix. Sans doute parce que pour l’initiateur Etienne Aremon et ses pairs, la poésie se meurt et il faille agir. Ce festival a donc été initié, dit-il, pour «contribuer au développement, à la promotion de l’art poétique au Bénin et à l’enrichissement du patrimoine littéraire du Bénin à travers la mise en exergue des jeunes poètes et illustrateurs de nos lycées, collèges et universités ». Au-delà de cet objectif, le FFPJ voudrait aussi contribuer par l’art et la culture à la construction, la consolidation et au développement du Bénin. Toujours est-il que le FFPJ n’est pas un festival comme les autres, insiste Etienne Aremon.

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Après quatre jours d’intenses activités, la grande soirée culturelle de restitution, soirée organisée, vendredi 21 août dernier au Centre culturel chinois de Cotonou pour clore cette quatrième édition placée sous le parrainage du ministre en charge de la Culture Paul Hounkpè a permis de remettre aux différents lauréats du concours, leurs prix, suivi du prix du festival.