Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos: L’indicateur « routes réhabilitées » a progressé après sept ans

Par Bruno SEWADE,

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La réhabilitation des routes préoccupe le corridor Abidjan-Lagos

L’un des indicateurs pour mesurer la performance du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos est le nombre de kilomètres de routes réhabilitées. Sept ans après la mise en œuvre de ce projet, cet indicateur a progressé selon les résultats qui ont été présentés, mardi 26 septembre dernier à Cotonou lors de l’atelier de validation du rapport.

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Sept ans après la mise en œuvre du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos, les résultats sont désormais mis à la disposition de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et des décideurs politiques. L’analyse et la prise en compte desdits résultats contenus dans un rapport, présenté le 26 septembre dernier à Cotonou, contribueront à l’optimisation des gains, l’amélioration des stratégies pour accélérer l’atteinte des objectifs du projet. La finalité est la réalisation de l’option des gouvernements et de la communauté régionale qui est de réduire les barrières physiques et non tarifaires au commerce et au transport dans les ports, sur les routes et aux frontières du corridor Abidjan-Lagos. 

Au nombre des indicateurs qui ont été retenus pour la réalisation de cette option des gouvernements, il y a la réhabilitation des routes. Cet indicateur, selon le rapport qui a été présenté, est lié au nombre de kilomètres de routes réhabilitées dans le cadre du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos.
Au Bénin, dans le cadre de cet indicateur, c’est la route Godomey-Pahou, longue de 17 kilomètres qui a été réhabilitée et dont les travaux sont achevés et réceptionnés depuis un moment. Une pré-visite de réception technique des travaux de cette route a eu lieu le 26 juin 2015. Et neuf mois après la réception provisoire des travaux, des déformations dues à l’orniérage sont apparues sur la voie rapide de la chaussée dans le sens Pahou-Godomey. C’est ainsi qu’une mission d’expertise a été conduite par le consultant en charge du contrôle et de la supervision des travaux, pour apprécier l’ampleur d’éventuelles autres déformations. Il a été demandé à l’entrepreneur de procéder aux corrections apportées et les travaux achevés et réceptionnés.
Au Togo tout près, les travaux de construction de la route Anèho-Sanvée Condji, longue d’environ huit kilomètres, sont terminés. La réception définitive a été faite le 25 novembre 2015.

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Des travaux encore à achever

Pour ce qui concerne le Ghana, le projet de réhabilitation et de nouveau tracé de la route Agona Junction-Etubo (110 kilomètres) a été divisé en trois lots dont les trois sont réalisés respectivement à 99,5% ; 95,5% et 100%. Pour la construction d’une aire de repos, les travaux selon le rapport sont à 40% de taux d’exécution. En outre, l’étude sur la sécurité routière est achevée et le rapport disponible, indiquent les résultats.
Au niveau de la Côte d’Ivoire, il est prévu une augmentation de 135 kilomètres de route réhabilitées à la fin de la sixième année. Or, pour l’an 4 du projet, il est prévu la réhabilitation de 130,4 kilomètres de route. Dans ce pays, si les travaux de réhabilitation de la route Grand Bassam-Aboisso n’ont pas démarré et sont encore à la phase de passation des marchés, pour la section Aboisso-Noé, les travaux ont démarré en septembre 2014. Ils sont à un taux d’exécution physique global de 74%, selon le rapport, pour un taux d’exécution financière de 98,72% et un taux de consommation de délai de 88%. Sur les 130,4 kilomètres prévus, 50 kilomètres ont été réhabilités sur la section Aboisso-Noé.
Dans le cinquième pays du corridor, le Nigeria, il est observé la dégradation délibérée de la chaussée par des malfaiteurs en vue de ralentir des automobilistes et leur extorquer de l’argent. Les activités commerciales le long de l’emprise routière et les usagers de la route qui déversent des ordures sur la route de même que les brûlages des pneus sur les chaussées accentuent les dégradations. La contrainte majeure est d’arriver à mobiliser le financement.