Face aux complaintes des acteurs du tribunal de Natitingou: Me Djogbénou affirme sa foi en un renouveau de la justice

Par zounars,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


  • Le tribunal de première instance de Natitingou à l’instar des autres juridictions du pays se porte mal. Une réalité dont s’est imprégné Joseph Djogbénou, ministre de la Justice et de la Législation, à l’occasion de sa visite, vendredi 3 juin dernier.
LIRE AUSSI:  Statuts spéciaux des forces de sécurité et de défense : Les députés s’imprègnent du contenu des projets de lois

« Nous n’allons pas par démagogie dire que nous allons régler tous les problèmes du jour au lendemain mais je vous prie de considérer qu’avec ténacité, enthousiasme, nous allons nous occuper à apporter des solutions à la fois circonstancielles et structurelles aux difficultés qui sont les vôtres ». Ainsi s’est prononcé le ministre Joseph Djogbénou à la suite des complaintes des acteurs judiciaires lors de sa visite au tribunal de première instance du tribunal de Natitingou.

Avec des résidences dans un état de délabrement, l’inexistence d’un parc automobile, de téléphone et de fax, l’obsolescence du parc informatique, l’insuffisance de bureaux et mobiliers, le tribunal de première instance de Natitingou, croit savoir Jean-Pierre Yérima Bandé, est le parent pauvre de la justice. Des conditions qui sont loin de porter un coup à la volonté du personnel de se mettre au service des usagers. 42 agents dont 10 magistrats, cinq greffiers, 23 agents permanents et contractuels de l’Etat et quatre stagiaires assument pleinement leurs missions, avec espérance et tout le sens de l’intérêt de la République, a-t-il noté.

LIRE AUSSI:  Sortie des élèves commissaires de police: 55 chefs d’unité pour affronter les défis sécuritaires

Couvrant 10 communes à accès difficile et la zone neutre de Kourou-Koualou et ayant également compétence sur deux frontières et le parc de la Pendjari, le tribunal de première instance de Natitingou reste au même titre que toutes les autres juridictions une priorité pour le gouvernement, a indiqué Joseph Djogbénou. « L’enjeu, confie-t-il, n’est ni le magistrat, ni le greffier, ni le personnel de l’administration du tribunal mais plutôt la présence et l’incarnation de l’État et surtout la qualité de la justice ».

Très touché par le fait que la situation des tribunaux du Bénin et les conditions de vie des acteurs qui les animent ne soient pas à la hauteur des attentes et de la complexité des missions à eux dévolues, il a souligné l’engagement de l’Etat à changer le visage de la justice.