Evaluation des enseignants du supérieur: Le Cames donne raison à Patrice Talon

Par Ariel GBAGUIDI,

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Le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) procède actuellement à la révision de son guide d’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs. L’avant-projet de guide proposé, entrera en vigueur en 2022 après sa validation par le Conseil des ministres.
Au Bénin, le chef de l’Etat, Patrice Talon, envisage également un système pareil pour les Universités nationales du Bénin (Unb). Un dispositif d’évaluation qu’il voudrait complémentaire à celui du Cames.

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A la faveur d’une note en date du 28 avril 2021, le secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), Professeur Bertrand Mbatchi, a transmis l’avant-projet de guide d’évaluation des enseignants du supérieur aux recteurs et présidents d’universités et les directeurs généraux d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Il souligne dans sa correspondance que l’objet de la promotion des enseignants-chercheurs et chercheurs par le Cames est de proposer aux États membres une élite compétitive, capable d’accompagner leur essor socio-économique.

Le Professeur Bertrand Mbatchi ajoute que cet avant-projet introduit et ou renforce des paramètres d’analyse et facteurs d’appréciation, pour mettre l’institution au diapason des pratiques actuelles d’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs à l’international, en vue de leur conférer les atouts indispensables, pour répondre efficacement aux attentes de la société dans les pays membres et partout ailleurs dans le monde.

« En définitive, cet avant-projet façonne davantage le promu du Cames, en un acteur doué d’une ouverture d’esprit et qui sait utiliser les dispositifs matériels et immatériels performants de son époque, pour faire éclore son génie créatif en bonne intelligence avec les autres, afin d’accélérer le recul de l’ignorance et le progrès de la société », explique davantage le secrétaire général du Cames.
L’avant-projet de guide d’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs sera mis en œuvre en 2022, après sa validation par le Conseil des ministres.
Conformément au Plan stratégique de développement du Cames, ce guide d’évaluation est révisé tous les cinq ans, permettant ainsi à l’institution de s’inscrire dans la démarche d’amélioration continue de la qualité.

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Même projet pour les Unb

C’est un projet semblable à celui du Cames que le président Patrice Talon ambitionne de mettre en œuvre au sein des Universités nationales du Bénin (Unb) à compter de son prochain quinquennat. En effet, le 26 mars dernier, à l’occasion de la présentation de son projet de société durant la campagne électorale, le candidat Patrice Talon a déploré le fait que les enseignants du supérieur soient mal formés, et a indiqué, par la suite, son envie de réformer les choses à ce niveau. « Je m’excuse auprès des enseignants du supérieur qui sont dans la salle. Il faut avouer que l’enseignement supérieur n’est pas challengé. Les enseignants du supérieur, pour un grand nombre, sont laxistes. Beaucoup sont mal formés », regrette le chef de l’Etat tout en annonçant des dispositifs de contrôle de présence, de qualité (et de niveau) pour les challenger. «Nous allons instaurer un dispositif complémentaire d’évaluation interne. Vous les étudiants, vous allez intervenir dans ce dispositif d’évaluation des enseignants », disait-il face aux étudiants venus découvrir son projet de société.
Avec le guide d’évaluation du Cames, l’on se rend compte que la proposition du chef de l’Etat n’est pas une nouveauté pour les enseignants du supérieur, du moment où ils sont habitués à un tel exercice au niveau du Cames. L’évaluation ne viendra que renforcer leur niveau et leur position. L’autre chose, c’est qu’il est évident après l’instauration de cette mesure, que la qualité de la formation dispensée aux étudiants et le système d’évaluation, souvent dénoncés par les apprenants des Unb, notamment ceux des facultés, connaîtront une nette amélioration. Autrement dit, les Unb auront à mettre sur le marché de l’emploi, des diplômés bien formés et beaucoup plus qualifiés. Toutes choses qui contribueront à rehausser l’image des Universités nationales du Bénin et de leurs enseignants dans les hautes instances aux plans africain et international.