Enseignement secondaire public dans le Borgou: Des élèves à retrograder pour falsification de notes

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Des actes frauduleux liés à la manipulation des notes en fin d’année scolaire dernière ont été commis dans certains établissements secondaires publics du Borgou. En témoigne un rapport de la direction départementale de l’Enseignement secon-daire,technique et de la Formation professionnelle. Publié la semaine dernière, il révèle que de nombreux apprenants se sont retrouvés en classe supérieure avec des notes falsifiées.

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Dans le Borgou, certains établissements d’ensei-gnement secondaire au niveau du public vont devoir faire face à une affaire de falsification de notes. Ils ont été cités dans un rapport produit par la direction départementale de l’Enseignement secon-daire,technique et de la Formation professionnelle, puis rendu public la semaine dernière. Pour aller en classe supérieure, certains de leurs apprenants ont usé de fraude. Leurs notes ont été manipulées. Ils courent alors le risque de retourner dans leurs classes antérieures et les enseignants impliqués ou reconnus de les avoir aidés, menacés de sanctions avec à la clé des demandes d’explication venant de l’autorité ayant en charge l’enseignement secondaire dans le département. Au Ceg Guéma, par exemple, ce sont 39 apprenants qui ont été épinglés.
C’est depuis mercredi 14 octobre dernier que le Ceg Guéma, selon les explications de son censeur, Victor Cossi Aguê-Oké, a pris connaissance du rapport.
« Ils ont notifié, cas par cas, les différentes manipulations qu’il y a eues au niveau des notes. Lorsque vous consultez les cahiers de notes, vous le constatez. C’est vraiment déplorable », a-t-il indiqué. Le rapport, poursuit-il, exige de ramener les apprenants indélicats en classes inférieures. « Il y a eus des manipulations de notes. Mais il y en a qui ont commis des erreurs techniques. Il y a des classes où, lorsque vous jetez un coup d’œil sur les moyennes des enfants, vous êtes obligés d’être sensible. Les professeurs principaux de ces classes, avant d’agir, devraient se rapprocher du censorat. Mais ils ont cru devoir agir seuls », confie le censeur. « Il y en a qui ont transformé des 2 en 12, des 0,50 en 18. Vraiment, il y a eu suffisamment de manipulations », poursuit-il.
Triste sort donc pour les apprenants qui ont été épinglés. Quant à leurs enseignants, ils seront fixés très bientôt sur le leur.

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