En visite sur les chantiers touristiques à Ouidah: Jean-Michel Abimbola rappelle les exigences du gouvernement aux entrepreneurs

Par Josué F. MEHOUENOU,

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La commune de Ouidah attend d’inaugurer dans les mois à venir d’importantes infrastructures dans le cadre du programme touristique déployé par le gouvernement. Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme, est descendu sur certains sites, jeudi 30 juillet, pour s’assurer que les entrepreneurs mettent tout en œuvre pour une exécution diligente des travaux.

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A Djègbadji à Ouidah, première étape de sa descente sur les chantiers des projets touristiques, Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme, et la délégation qui l’accompagne ont visité la base-vie de l’entreprise Yunnan Construction, chargée des travaux de construction du complexe hôtelier La Marina. Le ministre est allé s’enquérir des dispositions prises pour le démarrage imminent des travaux. Le directeur général de l’entreprise et ses techniciens ont fait visiter sur le plan architectural les différents compartiments du complexe hôtelier. Les questions liées au dédommagement des citoyens affectés par le projet, l’emploi de la main-d’œuvre locale et bien d’autres préoccupations ont été abordés au cours de la visite.
Deuxième étape, le Fort portugais de Ouidah.

Ici, le ministre a pu se rendre à l’évidence que les employés et ouvriers du site travaillent sans désemparer pour rattraper le retard accusé. Il ne leur reste en effet que sept mois pour achever les travaux. « Au niveau de notre groupement, nous comptons doubler les effectifs pour vraiment tenir dans le délai. Il y a des équipes sur chaque infrastructure du projet. Et nous travaillons tous les jours afin de rattraper les écarts connus par le passé et finir les travaux à fin février 2021 », a rassuré Hospice Houngbèmè, directeur des travaux de l’entreprise en charge des travaux. A la suite de sa visite, Jean-Michel Abimbola a tenu une séance de travail avec ses hôtes. Occasion pour rappeler les attentes du gouvernement et l’obligation pour le Bénin d’apprêter ses musées. Cette autre préoccupation tient particulièrement à cœur au ministre.

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D’ici à là, le pays recevra des œuvres culturelles à rapatrier de la France.
Faut-il le rappeler, le Fort portugais comporte trois compartiments. Le compartiment central est composé de la Maison du gouverneur, du bâtiment accueil principal, du bâtiment de l’esclaverie situé dans la cour des esclaves, d’un local technique et du bâtiment de casernement. Dans la cour du gouverneur, on note deux grands bâtiments, le snack-bar, des boutiques et ateliers et le bâtiment de l’accueil scolaire. L’ensemble est clôturé par le mur d’enceinte avec des tourelles au niveau des quatre angles. Sur le demi-périmètre extérieur, il sera construit la douve qui, selon l’histoire, servait de dissuasion pour les esclaves qui tentaient de fuir et un aménagement extérieur tout autour du Fort. « Et pour ne pas dévoiler très tôt le prochain visage de Ouidah notre cité, je voudrais m’inspirer d’une image du pays Adja-Tado où l’on raconte l’histoire de cet homme qui vit dans une hutte en paille, mais qui prend le luxe d’ériger une case en tôle galvanisée pour son vodoun. Interrogé, il répond que ce qui se laisse voir à l’intérieur de sa maison en ce moment n’est que la préfiguration de ce que deviendra cette maison sous peu ». Cette déclaration de fin de visite, le ministre l’a partagée avec l’assistance, un peu comme pour annoncer les couleurs, quant aux profondes transformations attendues dans la cité des Kpassè.
Partenaire du Bénin sur ces projets, la Banque mondiale à travers son chef de projet, Magueye Dia a également pu toucher du doigt le niveau d’avancement des travaux. « La Banque mondiale a très tôt compris que le développement économique du Bénin pouvait être aussi porté par le tourisme patrimonial, le tourisme culturel qui a été jusque-là sous-estimé. Nous avons tenu à accompagner les efforts du gouvernement pour rehausser tout ce patrimoine historique qui existe et qui était en jachère. C’est pour cela que la Banque mondiale s’est investie en mettant les ressources à disposition », soutient ce dernier. La fin des travaux est attendue pour fin février 2021.