En prélude à leur insertion: Les bénéficiaires du Psie entretenus sur les clés de réussite

Par Josué F. MEHOUENOU,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


En attendant l’ultime étape qui consacrera la mise à disposition des entreprises pour sélection des candidats retenus au titre de la première cohorte des bénéficiaires du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie), une formation a été initiée à leur profit. Mercredi 29 juillet à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, les exigences du milieu professionnel ont été partagées avec ces jeunes pour les préparer à mieux y faire face.

LIRE AUSSI:  Chute d’un camion transportant de l’uranate à Dassa: Les populations hors de danger

Pour les bénéficiaires du Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi (Psie), les entretiens finaux avec les chefs d’entreprises pour leur insertion en milieu professionnel sont pour bientôt. Mais comment parviendront-ils à se rendre utiles et surtout professionnels s’ils n’y sont pas préparés ? Pour relever ce défi, la coordination du programme a initié à leur endroit une journée d’information et de formation. L’objectif, c’est de leur donner les rudiments sans lesquels leur séjour en milieu professionnel sera un pur échec, surtout pour ceux qui n’ont jamais fait cette expérience. Covid-19 oblige, et pour ne laisser personne sur le carreau, les 885 bénéficiaires ont tous pris part à cette formation. Une cinquantaine y étaient en présentiel et le reste, en ligne.
Sur les comportements attendus d’eux en entreprise, c’est Léone Vignon qui a assuré le coaching. Elle a partagé des outils et des aptitudes avec eux. Les échanges étaient interactifs, animés et ont donné l’occasion aux jeunes du Psie de se faire une idée de la vie en milieu professionnel. Une vie qui, pour être réussie, passe par des exigences comme la gestion du stress, le dynamisme, la disponibilité, le sens de l’initiative, de l’organisation, la loyauté, l’intégrité… Sur ce dernier point, la formatrice s’est voulue incisive, expliquant aux participants que les entreprises mettent un point d’honneur à ce critère. Il leur faut avoir aussi, indique Léone Vignon, le sens du travail en équipe.

LIRE AUSSI:  Nabil Gbian, spécialiste en sécurité de l'information et gestion de projet: « Le numérique a induit de profonds changements…. »

Challenge

La réaction et la réceptivité des participants ont été bien appréciées par la formatrice qui voit en eux des jeunes engagés, prêts à impacter positivement leur environnement. Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe), Urbain Amégbédji, venu lui aussi entretenir la cohorte, a indiqué des points essentiels qui feront d’eux de bons employés, de sorte qu’à l’issue de la première année à prendre en charge par l’Etat, ils puissent être maintenus et intégrés dans leurs structures d’accueil.
Qu’on soit retenu ou pas, le seul fait d’avoir pris part aux phases antérieures est un avantage à tout point de vue, soutient Charlemagne Lokossou, le coordonnateur du programme.

Avec ce programme, les jeunes ont été familiarisés avec les réalités du terrain qui ne s’enseignent nulle part dans les écoles. C’est du concret qu’ils ont touché du doigt avec des conseils, des exemples et des enseignements qui feront d’eux de bons professionnels en milieu de travail. C’est donc, poursuit-il, des jeunes préparés à la vie active, en plus de la formation académique, que le programme met sur le marché, aussi bien dans le cadre des 2000 bénéficiaires à introduire en entreprises qu’en ce qui concerne le marché du travail en général.
Christelle Bocco n’en dit pas le contraire. Candidate dans la catégorie industrie agro alimentaire et participante à la journée d’information, la jeune aspirante à la vie professionnelle ressort de la formation ragaillardie. Autant l’initiative est bonne autant les clés de réussite en entreprise partagées avec eux constituent des piliers pour être des employés exemplaires, assure-t-elle. Le grand bien qu’elle en a pu tirer, c’est surtout la gestion du stress.