Editorial de Paul Amoussou: Nos maladies honteuses !

Par Paul AMOUSSOU,

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‘’Du désert de compétences’’ à la république ‘’vache à lait’’, il faut se rendre à l’évidence que le président Talon ne s’est pas limité à opérer des réformes institutionnelles ou politiques. Il a su également mettre le doigt de façon frontale et résolue sur ces travers qui ont tiré le pays vers le bas, à travers les comportements déviants, dont ceux de Béninois qui brillaient par leur propension à se sucrer aux dépens des deniers publics, de façon, il faut l’avouer, honteuse.

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La Criet, devenue l’épouvantail de la République, étant la figure emblématique de ce changement voulu. Mais c’est connu, annoncer sa chaude-pisse au patient, même sous le paravent du cabinet, n’a jamais été un exercice facile. Il en est ainsi de toutes les maladies supposées honteuses que par faiblesse on a tendance à occulter, couver ! Aussi, lorsque le président Talon prend sur lui de les dénoncer publiquement, il ne manque jamais de susciter un certain tollé.
C’est ignorer que lui, qui a fait vœu d’être impopulaire si tel est le prix à payer pour transformer la société béninoise, à tout le moins nettoyer les écuries d’Augias, avait déclaré qu’il ne fallait pas compter sur lui pour avoir honte de nos maladies, dont il compte bien nous guérir. L’intérêt de cette vocation présidentielle étant que le chef de l’Etat ne se soustrait pas lui-même de la bêtise collective passée, de nos bévues et écarts de conduite notoires qui ont tant nui au pays, appelant chacun à faire son examen de conscience pour la rédemption collective et le salut du Bénin.

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Preuve qu’il a tapé dans le mille, c’est la résistance qui ne manque pas de faire jour à chaque fois que Patrice Talon met en relief un de ces items qui dérangent certaines consciences, peu ou prou concernées. Qu’à cela ne tienne, ces items relevés par le président Talon ne souffrent pas de pertinence. Pertinent reste le ‘’désert de compétences’’ qui tient à l’inadaptation des curricula de formation dans nos universités aux besoins réels d’embauche. Quant à ‘’la pagaille’’ évoquée, et qui démange les doigts des activistes des réseaux sociaux sur leurs claviers depuis peu, il suffit d’observer les déviances dans le trafic national pour en être édifié ! La distraction des ressources publiques étant un phénomène notoire…