Éditorial de Paul Amoussou: Le Bénin se révèle, comme promis…

Par Paul AMOUSSOU,

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Lorsque le président Talon martèle que le Bénin est un grand pays, une grande nation, il y avait de quoi, quelques mois en arrière encore, à chaque fois, se gratter le crâne lorsqu’on est Béninois, et se retourner voir si c’est bien du Bénin dont on est ressortissant qu’il parlait, mettait sur un tel piédestal !

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Et cela se comprend, car un tel discours est nouveau pour les Béninois habitués à concevoir et envisager leur pays en « petit poucet ». Mais à force d’entendre l’actuel locataire de la Marina marteler, réitérer avec une majesté bluffante cette idée, son assurance a fini par se faire contagieuse, à telle enseigne qu’on adhère et intègre une telle réalité dans sa conscience. Ne pas le faire, serait céder à une forme de dépersonnalisation inqualifiable. C’est là l’effet d’entraînement d’un leadership, celui de Patrice Talon qui assume son ambition de
« révéler le Bénin », aux Béninois eux-mêmes et au monde.
Pharaonique à bien des égards, autrement dit irréalisable à première vue, le programme « Révéler le Bénin » a depuis convaincu les plus sceptiques en prenant corps. Il est fort aisé de s’attarder aujourd’hui sur la transformation des cités urbaines à travers le projet Asphaltage, qui fait l’unanimité en ce qui concerne son impact et sa portée sur l’amélioration du cadre de vie des Béninois. Mais ce n’est pas tout.
Les performances de l’économie béninoise, exposées et décryptées, vendredi dernier, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, édifient davantage sur l’engagement, tenu, du président Talon de « Révéler le Bénin », quatre ans après. Si l’on part du principe que les chiffres ne mentent pas, et que le Bénin n’a pas les moyens de se mettre les institutions internationales et sous-régionales en poche, on ne peut que se rendre à l’évidence que les fruits ont tenu la promesse des fleurs.
Tenez, en 2018 et 2019, le Pnud, dans son rapport sur l’Indice de développement humain, a classé le Bénin en tête au sein de l’Uemoa. Ce qui n’est pas rien tout de même, car cet indicateur a trait directement au capital humain, c’est-à-dire au bien-être de Monsieur-Madame tout le monde au Bénin ; matière de transparence budgétaire, le Bénin est retenu premier parmi les pays francophones d’Afrique, et deuxième en Afrique relativement à l’indice Sipae qui mesure la qualité de la gouvernance économique ; dans un contexte de crise économique du fait de la crise sanitaire, c’est une prouesse, le Bénin bénéficie d’une notation positive quand la plupart des pays sont dégradés.

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Autrement dit, au regard de toutes ces embellies observées, c’est la qualité de la gestion des finances publiques béninoises qui est ainsi saluée. A cela, il faut ajouter les principes et règles de libre-échange et de circulation des personnes et des biens à propos desquels le Bénin reste seul bon élève en ce qui concerne leur mise en œuvre au sein de la Cedeao, idem pour les réformes et l’aptitude du pays à internaliser les directives et normes communautaires… Aussi, le Bénin peut se targuer d’avoir été le seul pays d’Afrique retenu pour participer à l’initiative Compact with Africa (CwA) permettant aux Etats d’améliorer leur portefeuille d’investisseurs privés étrangers. Et ce n’est pas tout, car il ne faut pas perdre de vue les notations positives attribuées au Bénin récemment par des agences réputées comme Standard & Poor’s (note B+) et Bloomfield. Le pays, qui met ainsi en relief sa grandeur, recueille les lauriers des efforts inlassables de ses dirigeants d’aujourd’hui.
Evidemment, on s’en doute, de tels résultats ne sont pas le fruit du hasard, et les membres du gouvernement, avec en pointe sur les choix économiques le président Talon et le ministre Wadagni, ne sont pas restés les pieds dans leurs pantoufles pour faire progresser les données qui procurent les satisfactions notées actuellement. Il y a eu des prises de risque qui se sont avérées payantes, à l’évidence, comme le choix d’émettre en euro des emprunts obligataires sur le marché international…C’est dire que Romuald Wadagni mérite bien, entre autres, la palme de meilleur ministre des Finances que lui a décernée la Banque africaine de développement.