Éditorial de Paul Amoussou: L’ampleur de la tâche

Par Paul AMOUSSOU,

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Il reste du chemin à parcourir, pour l’objectif de développement qui obnubile tant. Et il faut avoir suivi par le menu détail la tournée du chef de l‘Etat à l’intérieur du pays, pour se rendre à l’évidence du sens que peut revêtir cette boutade souvent usitée mais si peu comprise :” tant qu’il reste à faire, rien n’est fait”, entend-t-on souvent dire. Mais encore ? Évidemment, cette posture est fausse. Car selon toute évidence, le reste de choses à faire ne serait que la part restante de choses déjà accomplies.

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N’empêche, pour autant, les doléances soumises par les maires et les acteurs locaux de développement au chef de l‘Etat, en dépit de ce qui déjà est fait, sont d’une telle ampleur qu’on plaindrait ceux qui se sont engagés dans l’action publique dans des pays comme le nôtre, car appelés à répondre à une foule de demandes sociales, si tant qu’elles paraissent incommensurables, et eux contraints à résoudre moult problèmes, à satisfaire aux nombreuses attentes et desiderata de leurs compatriotes en attente de quelque lueur d’espoir. Les problèmes présentés au président récemment, tableau de bord social qui nous interpelle tous, de Savè à Djougou, sont d’une saisissante réalité et ne souffrent d’aucune impertinence. Preuve qu’en soutenant que tout est priorité au Bénin, le président Talon avait établi un diagnostic juste et avisé, à tout le moins mis le doigt sur une évidence.

Cela étant, en bientôt cinq ans, que de débauche d’énergies l’action publique n’aura eue, pour remettre d’aplomb le pays : de l’amélioration du cadre de vie à l’Assurance pour le renforcement du capital humain (le fameux Arch) ! De la réforme des différents secteurs de l’enseignement à celle de la carte diplomatique qui concentre désormais les énergies de nos représentations à l’extérieur, sur l’essentiel des actions bénéfiques au développement et au rayonnement national ! Mais pour autant, on l’aura compris, l’étendue de ce qu’il reste à accomplir est bien immense. De quoi décourager tout adepte de la procrastination, et non pas Patrice Talon qui puisera sans doute dans le périple national qu’il a entrepris, le raffermissement de sa foi et de sa détermination à continuer le service entamé depuis 2016 au chevet d’un Bénin qu’il veut superbe et tutoyant les plus grands.

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