Echanges scientifiques à la Chaire Unesco à l’Uac: Le Grap incite à consommer local

Par Alexis Meton,

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Le Groupe de réflexions alternatives et perspectives (Grap) a organisé une table ronde à la Chaire Unesco à l’Université d’Abomey-Calavi, ce samedi 25 janvier. Au menu des échanges, les approches pour consommer local et la promotion des produits made in Benin. Plusieurs panels de discussions ont mobilisé des universitaires ainsi que des politiques à cet effet, devant un public composé de chercheurs, doctorants et d’étudiants.

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« Le consommer local pour développer le global ». C’est le thème de la table ronde organisée par le Groupe de réflexions alternatives et perspectives (Grap) à la Chaire Unesco à l’Université d’Abomey-Calavi, samedi 25 janvier dernier. Ce thème décliné en plusieurs sous-thèmes dont ‘’Qu’est-ce que le consommer local et pourquoi consommer local’’, ‘’L’Etat et la promotion du consommer local’’, ‘’Le consommer local et le défi de la qualité des produits’’, ‘’Le consommer local et la souveraineté alimentaire’’, ‘’Le consommer local et l’emploi’’, a été débattu par d’éminents professeurs dont Roch Gnahoui David, Titilayo Alphonsine Dotchamou, Bienvenu Lassehin et par des acteurs politiques tels que Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Séraphin Agbahoungbata, membre fondateur de l’Union progressiste, Urbain Amègbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe).
Il s’agit, selon Roch Gnahoui David, président du Grap, de relever l’importance du consommer local pour le développement de l’économie. Si les populations consomment ce qui est produit au Bénin, elles vont permettre aux artisans et aux cultivateurs d’avoir des ressources, a souligné le professeur. Le Grap exhorte davantage à la qualité des produits locaux pour faire la différence entre ce qui vient de l’étranger. Pour rester sur le plan international dans cette globalisation, indique Roch Gnahoui David, il faut relever le défi de la qualité. C’est pourquoi le Grap attire, au détour de cette table ronde, l’attention des agriculteurs, des artisans et de l’Etat (qui accompagne) afin que la qualité soit l’élément déterminant pour booster davantage le consommer local.

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Vision du gouvernement

Dès lors, les denrées alimentaires, les produits non alimentaires, les meubles, les produits vestimentaires, les objets de l’artisanat made in Benin doivent être consommés localement pour accompagner le processus de développement du pays. Ce qui appelle, selon les panelistes à se détourner des produits importés dont on ne maîtrise pas les conditions de fabrication. Ce faisant, les consommateurs préservent leur santé et protègent l’environnement. C’est le point de vue du Dr Alphonsine Dotchamou, professeur à l’Uac qui a présenté entre autres les avantages à consommer local. « Les produits importés ne sont pas dignes de confiance… », souligne-t-elle.
Ainsi, consommer des produits alimentaires de proximité, achetés dans sa région, sa commune, son village, son arrondissement, son département, son pays d’origine, a des avantages énormes. Il contribue à préserver l’environnement, à soutenir l’économie locale, à faire des économies, à préserver sa santé, à soutenir l’emploi… L’Etat, rassure
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, s’investit à relever le niveau de production agricole à travers le mécanisme de la diversification agricole. « L’Etat a l’obligation de rester dans la dynamique de la diversification des produits agricoles pour assurer sa survie », a informé le ministre. Selon lui, consommer local, c’est promouvoir l’économie locale, produire ce que l’on consomme et consommer ce que l’on produit, valoriser les produits culturels. D’ailleurs, l’approche locale permet d’équilibrer la balance commerciale, va-t-il préciser avant d’appeler la nouvelle génération à éviter de se tourner vers les produits de l’Occident. Aucune raison ne justifie d’ailleurs cette option, va ajouter Maximin Alapini, selon qui, douter de la qualité des produits béninois est une aberration. Les services de l’Etat veillent à la qualité des produits mis sur le marché, soutient-il.