Dynamisation de la Cpao: Un défi pour les présidents de parlement de l’Afrique de l’Ouest

Par La Redaction,

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Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest

Tenue une première fois en mai 1999 à Accra, puis réitérée en septembre 2013 à Abuja, la Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest (Cpao) peine à s’inscrire définitivement au cœur des organisations interparlementaires. Pourtant, la vision à son origine la veut déterminante dans l’amélioration de la gouvernance et le processus d’intégration sous-régionale.

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Favoriser l’intégration dans un cadre spatial élargi à toute l’Afrique de l’Ouest puis renforcer dans ce cadre les efforts et l’action des chefs d’Etat pour le développement et l’intégration sous-régionale. C’est ce à quoi la Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest (Cpao) est appelée. A sa genèse en mars 1998, l’idée émise par l’ancien président de l’Assemblée nationale du Burkina-Faso, Mélégué Traoré, et ses pairs, était que les chefs des parlements ouest-africains se réunissent en conférence une fois l’an à l’instar des chefs d’Etat et de gouvernement. Mais hélas ! Ce creuset s’est fait remarquer par une léthargie inquiétante, ne s’étant réuni que deux fois en deux décennies.Il va sans dire que cette organisation est peu connue, manque d’impact sensible sur le développement politique et économique de la sous-région avec une timide incidence sur les démocraties fragiles et menacées. La contribution des parlements ouest-africains à la résolution des problèmes sociaux, économiques et politiques est de plus en plus faible alors que le peuple a de plus en plus soif de voir ses représentants défendre ses intérêts. 

Ce creuset aurait pu constituer un cadre de concertation, d’échanges sur les défis de la gouvernance actuelle des pays et le rôle des représentants du peuple, et un vivier de partage d’expériences…
Invité par son homologue béninois, le président du Parlement togolais Drama Dramani l’a réaffirmé à l’hémicycle, ce lundi 9 avril, lors de la rentrée parlementaire de 2018.
Il a d’ailleurs relevé des préoccupations majeures sur lesquelles doivent se pencher les présidents de parlements ouest-africains. Entre autres, le rôle des parlements dans l’amélioration de la gouvernance économique et politique, le rôle des parlements dans la prévention des crises et la gestion des conflits… 
Les deux autres présidents de parlement, notamment celui du Niger et du Burkina Faso, n’ont pas manqué de soulever la nécessité de renforcer l’intégration régionale à travers des actions concertées. N’est-ce d’ailleurs pas ce à quoi invite le premier président du Ghana indépendant, Kwame Nkrumah, précurseur de l’intégration africaine quand il déclare : « Si nous voulons rester libres, si nous voulons profiter pleinement des riches ressources de l’Afrique, nous devons nous unir pour planifier notre défense totale et l’exploitation complète de nos moyens matériels et humains dans l’intérêt de tous nos peuples. Le faire seul limitera nos horizons, réduira nos attentes et menacera notre liberté » !

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