Douzième au plan africain en 2021:L’économie béninoise recouvre sa pleine forme (Un rebond de croissance de 2,7 % pour l’Afrique subsaharienne)

Par Ariel GBAGUIDI,

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D’après les projections de la Banque mondiale publiées dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales de janvier 2021, le Bénin doit enregistrer une croissance économique de l’ordre de 5 % cette année. Douzième sur le plan africain, l’économie du pays recouvre sa pleine forme après avoir été plombée par la crise du Covid-19.

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La croissance économique béninoise connaîtra de nouveau une hausse en 2021. Un taux de 5 %, selon les prévisions de la Banque mondiale, publiées dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales. Ainsi, après la crise du coronavirus qui a ralenti son économie (2 %) ainsi que celle des pays du monde, le Bénin doit s’en sortir avec un rebond de taux de croissance en 2021.
Le classement de la Banque mondiale positionne d’ailleurs le pays à la douzième place. Le Bénin est donc la troisième économie de la sous-région après la Côte d’Ivoire et le Niger qui ne l’ont dépassé que de 0,5 % et 0,1 %, respectivement. Au niveau régional, le Bénin supplante également de grosses cylindrées telles que le Maroc (4 %) qui sort d’une récession de -6,3 % et l’Algérie (3,8 %) avec une récession de -6,5 % en 2020. Le pays surpasse également l’Afrique du Sud, le Nigeria (très dépendante de l’or noir), deux poumons de l’économie africaine, et le Ghana qui ont dangereusement plongé en 2020. Heureusement, ces trois pays vont pouvoir sortir légèrement la tête de l’eau en 2021 avec respectivement des taux de croissance de 3,3 %, 1,1 % et 1,4 %.
En général, « l’Afrique sub-saharienne devrait enregistrer un redressement modéré en 2021, avec un taux de croissance de 2,7 %.
La reprise de la consommation et de l’investissement privé pourrait être plus lente que prévu antérieurement, mais les exportations devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux », analyse la Banque mondiale. Néanmoins, note-t-elle, la pandémie provoquera une baisse de 0,2 % des revenus par habitant cette année. Cette situation, selon elle, mettra les Objectifs du développement durable encore moins à la portée de nombreux pays de la région. Pour l’institution de Bretton Woods, ce renversement de tendance devrait entraîner le basculement de dizaines de millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2020 et 2021.

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Risques

Les perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne en 2021 sont exposées à des risques de dégradation.
La Banque mondiale explique que ces risques seront palpables si jamais la croissance des principaux partenaires commerciaux du continent est inférieure aux prévisions. « La distribution à grande échelle d’un vaccin contre le coronavirus dans la région se heurtera probablement à de nombreux obstacles, notamment les insuffisances des infrastructures de transport et le manque de capacité des systèmes sanitaires », et tout cela pourrait également retarder la reprise, avertit l’institution. Et ce n’est pas fini. La reprise, selon elle, sera plus difficile en Afrique subsaharienne si ces obstacles sont aggravés « par des catastrophes naturelles, comme les récentes inondations qui ont provoqué des dégâts considérables, et l’augmentation de l’insécurité, en particulier dans le Sahel ».
Toujours en termes de risques, la Banque mondiale fait observer que la dette publique a considérablement augmenté dans la région, pour atteindre, selon ses estimations, 70 % du Pib en moyenne au cours de l’année écoulée.
« Ce qui ne fait qu’accroître les préoccupations suscitées par la viabilité de l’endettement dans certains pays. Les banques pourraient enregistrer une forte augmentation des prêts improductifs, les entreprises ayant de la peine à assurer le service de leur dette par suite de la chute de leurs recettes », prévient l’institution.
Elle estime, en outre, que les répercussions négatives durables de la pandémie pourraient ralentir la croissance à long terme. Ceci en raison de l’ampleur de la dette qui met à mal l’investissement, l’impact des confinements sur la scolarité et la valorisation du capital humain, et enfin la dégradation de l’état de santé des populations.