Dix-huit jours avant le top de la COP 21: Délégation de l’UE donne un avant-goût aux journalistes

Par Didier Pascal DOGUE,

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Dix-huit jours avant le top de la COP 21: Délégation de l’UE donne un avant-goût aux journalistes

Au siège de la Délégation de l’Union Européenne à Cotonou, Josep Coll, ambassadeur, chef de délégation et Aline Kuster-Menager, ambassadeur de la France près le Bénin ont entretenu les journalistes sur le changement climatique et la COP 21. Ils ont été appuyés par des panels développés par Delphine Delieux et Baptiste Bobillier de la délégation d’une part, puis par Constant Houndénou du Pnud et Julien Adounkpè du ministère de l’Environnement d’autre part.

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Vingt mille délégations, trois mille journalistes, quatre-vingt chefs d’Etats, soixante-dix mille places supplémentaires dans les transports et 195 Etats représentés. Voilà quelques chiffres livrés mardi 10 novembre dernier par Aline Kuster-Menager, ambassadeur de la France près le Bénin. Pour elle, son pays la France entend bien jouer sa partition aussi bien diplomatique qu’organisationnelle.

Les ministres des Affaires étrangères et de l’Environnement seront les principales vedettes avec en tête François Hollande qui accueille ses pairs.
Pour l’ambassadeur de France, la conférence qui se déroule au Nord de Paris exigera la mise à disposition d’un centre de presse avec mille postes de travail. Pour elle, il faut un nouvel accord, étant donné que le protocole de Kyoto arrive à expiration en 2020. S’il est vrai que tous les pays du monde ont une responsabilité dans les changements climatiques en fonction de leur niveau d’émission, un accord universel juridiquement contraignant est nécessaire et en préparation. L’ambassadeur de France n’a pas occulté le fait que la Chine, grande émettrice est un partenaire incontournable de l’accord. Les rôles de la Société civile et des collectivités locales sont indispensables dans les nouveaux textes qui seront retenus et les plans d’actions qui s’ensuivront, a indiqué l’ambassadeur.
Ainsi sur 195 pays, 150 ont pu libérer leurs contributions prévues et déterminées au niveau national, en attendant le reste. La première mouture du texte en élaboration qui a été préparée récemment à Bonn, explique Aline Kuster Ménager s’étend sur 31 pages environs. Dans l’ensemble, admet-elle, avec les engagements reçus, on est sur la trajectoire du niveau de 3°C.

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Perspectives encourageantes

Sur le financement, l’ambassadeur pense qu’il existe des perspectives encourageantes, étant donné que 62 milliards de dollars ont été déjà mobilisés sur les 100 attendus. Son collègue de la Délégation de l’UE a une vue identique sur les préparatifs de cet accord universel en préparation mais surtout une position claire de l’Union qu’il représente.
«La Conférence de Paris sera une occasion historique d’accélérer la transition vers une économie mondiale à faible intensité de carbone, résiliente face au changement climatique. L’Union et ses États membres sont déterminés à apporter leur pierre à l’édifice et à coopérer avec leurs partenaires, pour garantir la réussite de la Conférence de Paris», a déclaré l’ambassadeur Josep Coll. Pour lui, quasiment tous les pays du monde se réuniront à l’occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP 21) afin de conclure un nouvel accord.
L’UE s’est engagée à garantir l’adoption d’un accord international juridiquement contraignant, équitable et ambitieux, qui s’appliquera à tous les pays et permettra de maintenir l’élévation de la température moyenne du globe sous la barre des 2 °C et d’éviter un dangereux dérèglement climatique.
Pour l’UE, quatre éléments clés sont garants d’un accord satisfaisant: des engagements ambitieux de réduction des émissions, une finalité commune sous la forme d’un objectif à long terme, un cycle de réexamen quinquennal pour revoir et renforcer les objectifs d’émission, et des règles strictes en matière de transparence et d’obligation de rendre des comptes afin de donner confiance aux parties prenantes et les assurer que les pays tiendront leurs engagements. L’UE a été la première grande économie à présenter sa contribution prévue au nouvel accord: il s’agit d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2030.
Cet engagement s’appuie sur les objectifs chiffrés et le cadre stratégique actuels de l’action pour le climat de l’UE. L’Union est en voie d’atteindre, voire de dépasser, son objectif de réduction des émissions de 20 % d’ici à 2020. Entre 1990 et 2013, les émissions de l’UE ont diminué de 19 %; le PIB, quant à lui, a augmenté de 45 % au cours de la même période.