Développement des Systèmes financiers décentralisés de l’Uemoa: Le bureau fédéral en conclave à Cotonou

Par Bruno SEWADE,

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Examen du rapport d’activités 2017, du projet de plan d’action 2018 et du rapport moral du bureau fédéral, ce sont, entre autres, les points inscrits à l’ordre du jour de la première réunion du Conseil fédéral de la Fédération des Associations professionnelles des systèmes financiers décentralisés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Fapsfd-Uemoa), tenue hier à Cotonou.

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A l’ouverture des travaux, Emmanuel Gahou, président de la Fapsfd-Uemoa, souligne que cette rencontre est la première après la mise en place de la fédération le 27 octobre 2016. Aussi indique-t-il que ces assises permettront de marquer une pause pour apprécier le chemin parcouru depuis lors. Il s’agira de réfléchir sur les problèmes actuels qui affectent leurs contributions à une gestion plus efficace du secteur de la microfinance dans l’espace Uemoa.
Après avoir exprimé le soutien du directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), son représentant Edouard Sèhlin a indiqué qu’à l’instar des associations professionnelles des banques et établissements financiers, les Associations professionnelles des systèmes financiers décentralisés occupent une place de choix dans l’organisation du secteur de la microfinance. Selon lui, c’est pour reconnaître cette importance que la Banque centrale a mis en place en 2016 un cadre de concertation entre la direction nationale dans chaque pays et les associations professionnelles. Ce qui permet de discuter des préoccupations touchant le secteur de la microfinance, notamment des Sfd faisant partie de ces associations. Ainsi, la mise en place de la fédération témoigne, selon lui, de la volonté de ses membres de compter dans le secteur financier de l’Uemoa. Mais la banque souhaite compter sur la fédération afin d’assurer une professionnalisation et un assainissement du secteur de la microfinance.

Enjeux

« Nous souhaitons que votre fédération nous aide pour qu’il y ait, dans les différents Etats de l’Uemoa, moins d’initiatives de microfinance évoluant en marge de la réglementation et que les Sfd existant puissent tendre vers les meilleurs standards en matière de gestion des institutions de microfinance », lance le représentant du directeur national de la Bceao, Edouard Sèhlin.
Abdou Raoufou Bello, conseiller technique à l’économie du ministre de l’Economie et des Finances, fait observer qu’en dépit des progrès économiques enregistrés, ces dernières années dans la zone Uemoa, l’un des principaux défis auxquels se trouvent confrontés les Etats est la lutte contre la pauvreté. Il s’agit d’une lutte pour asseoir un développement durable et inclusif dont le financement demeure une préoccupation majeure. Dans ce contexte, poursuit-il, les Sfd se positionnent comme une source alternative et crédible du développement. Selon lui, cet important rôle que jouent les institutions de microfinance justifie l’intérêt croissant nourri par les autorités de l’union depuis 1993 marqué par le mise en place différents outils de réglementation et de supervision. Ces derniers visent, assure-t-il, à protéger les activités du secteur en assurant une croissance saine et équilibrée de leurs encours. De même, à travers l’autorisation de mettre en place une association, voire une fédération, le législateur leur offre l’opportunité de disposer d’un cadre pour se pencher sur les enjeux et défis du secteur, notamment la gouvernance.

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