Deuil dans le monde culturel béninois: Le groupe « Ankou an mon » de Parakou orphelin du vieux Bagoudou

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Leader du groupe de danse culturelle Têkê « Ankou an mon » de Parakou, sa Majesté Abdoulaye Mama Gongué Sounon a tiré sa révérence, vendredi 2 avril dernier aux environs de 23 heures, suite à une courte maladie. Egalement haut dignitaire du culte endogène Kaabo, il a été inhumé, samedi 3 avril dernier, selon les rites culturels et cultuels liés à son rang.

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La ville de Parakou pleure, depuis vendredi 2 avril dernier, le vieux Bagoudou, leader du groupe Têkê « Ankou an mon». De son vrai nom Abdoulaye Mama Gongué Sounon, l’homme s’en est allé à l’âge de 72 ans, suite à une courte maladie. Il laisse derrière lui, une femme, huit enfants, sa célèbre troupe et de nombreux fans.
En effet, parmi les personnes qui auront contribué au développement de la ville de Parakou et du Bénin, sur le plan culturel, parlant de la danse Têkê, on n’oubliera pas de sitôt Abdoulaye Gongué Sounon.

Avec sa voix aussi flatteuse que comique accompagnant les pas cadencés des danseurs de son groupe au son des tambours, il aura profondément marqué les esprits. Au cours de ses prestations, il se faisait surtout apprécier avec ses phrases «Haya, hayi, hayi, hayi, haya», «Chabi fait doucement. Ici, ce n’est pas Cotonou, ici c’est Parakou ».
Pendant plus de 33 ans qu’il aura passé à la tête du groupe, il a fait la fierté de Parakou et de tout le Bénin, à travers la promotion du Têkê. Avec son groupe, il a été au Venezuela, en Turquie, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Niger, en France, etc. Sur le plan national, son groupe était très sollicité lors des grands évènements.

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