Défis sécuritaires à Malanville: Des dispositions prises pour se mettre à l’abri

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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La commune de Malanville a pleinement conscience de sa position géostratégique avec le Niger, le Mali et le Nigeria. Pour ne pas être confrontée à des problèmes d’insécurité comme ces pays, elle n’a cessé de prendre les dispositions qui s’imposent. L’objectif reste la quiétude de ses populations.

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Il n’y a pas de quoi être rassuré avec l’instabilité et son lot de défis sécuritaires dans les pays du Sahel. Avec le dernier évènement en date, notamment une attaque djihadiste contre un camp militaire à Chinagoder au Niger, laquelle a fait plus d’une soixantaine de soldats tués et permis de neutraliser 63 terroristes, l’inquiétude est davantage grande. En raison donc de sa position géostratégique avec le Niger, le Mali et le Nigeria, la commune de Malanville a intérêt à rivaliser d’initiatives en matière de réponses aux facteurs de risques liés à la radicalisation et à l’extrémisme violent qui pointent à ses portes.
En effet, avec ce qui se passe dans ces pays, elle met désormais l’accent sur la coproduction de la sécurité sur son territoire. C’est à travers un certain nombre d’actions.
La tournée effectuée les 8 et 9 janvier derniers dans ses arrondissements par une délégation conduite par son secrétaire général, Anassi Dambaro, s’inscrit dans ce cadre. A Madecali, Malanville centre, Garou,
Toumboutou, Monkassa et
Guéné, elle a supervisé le suivi du fonctionnement régulier et la bonne tenue des actes d’état civil, ainsi que les cahiers d’enregistrement des non-résidents.
Par rapport à l’enregistrement des non-résidents, l’attention des chefs d’arrondissement a été attirée sur la nécessité de rencontrer les chefs de villages ou de quartiers. Ils ont été instruits pour leur expliquer le bien-fondé de ces actions.
Avant cette tournée, c’est le deuxième adjoint au maire, Nouhoum Moussa, qui a procédé, mardi 7 janvier dernier, à la remise de cartes nationales d’identité aux éleveurs de plusieurs campements de la commune. Cette action vise à permettre à la mairie de faire face aux nouveaux défis sécuritaires du Sahel, lesquels obligent aujourd’hui tout éleveur à se munir de sa carte d’identité.
Avec la campagne de 2019-2020, la transhumance transfrontalière a été interdite par le gouvernement béninois. Dès lors, seuls les cartes d’identité peuvent permettre de faire la différence entre les éleveurs nationaux et ceux venus d’ailleurs.

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