Criet/Audience correctionnelle : Léhady Soglo et Sévérin Adjovi condamnés (Mandat d’arrêt contre les deux personnalités)

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), statuant en matière correctionnelle et par défaut, condamne Léhady Soglo et Sévérin Adjovi respectivement à dix ans et à sept ans d’emprisonnement ferme. Les condamnations des deux personnalités sont intervenues dans deux procédures distinctes. Léhady Soglo a été jugé dans l’affaire de malversations financières à la mairie de Cotonou impliquant lui et une vingtaine d’autres prévenus, notamment des cadres de l’administration municipale.

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La cour a déclaré Léhady Soglo coupable des faits d’abus de fonction, alors maire de Cotonou. En revanche, il a été relaxé au bénéfice du doute pour des faits de détournement de deniers publics et de corruption dans la passation des marchés publics. Ainsi, en plus de la peine d’emprisonnement, Léhady Soglo, hors du territoire national depuis le déclenchement de l’affaire en 2017, a été condamné à cinq millions F Cfa d’amende et au payement de la somme de 267,005 millions F Cfa à titre de dommages-intérêts à l’Etat béninois constitué partie civile dans le dossier. La cour a également décerné un mandat d’arrêt contre lui. Les co-prévenus de l’ancien édile de la ville de Cotonou ont été tous relaxés purement et simplement des fins de la poursuite.
Quant à Sévérin Adjovi, il a été condamné à sept ans de prison par la cour pour des faits de fraudes fiscales, de blanchiment de capitaux et d’escroquerie. L’affaire oppose les sociétés Etisalat et Télécel Bénin ainsi que l’Etat béninois représenté par la direction générale des Impôts (Dgi) au prévenu. Au civil, la cour a condamné Sévérin Adjovi à payer aux sociétés Etisalat et Télécel Bénin, toutes deux parties civiles, à titre de dommages-intérêts respectivement la somme de 500 millions FCfa et 200 millions F Cfa. Il a été condamné à payer à l’Etat béninois représenté par la direction générale des Impôts (Dgi), également partie civile, la somme de 675 912 566 FCfa pour toutes causes de préjudices confondus. La Cour a statué sur le dossier publiquement et par défaut réputé contradictoire. Les deux personnalités disposent d’un délai de 15 jours pour interjeter appel, précise la cour.

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Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau