Coopération portuaire: La chaîne portuaire belge au contact des opérateurs béninois

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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La communauté portuaire d’Anvers et ses partenaires séjournent actuellement au Bénin dans le cadre d’une mission commerciale et de réseautage avec la communauté portuaire de Cotonou. Hier lundi 25 novembre, lors d’une conférence de presse, les autorités portuaires ont partagé les objectifs et avantages de ce brassage qui s’inscrit dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant entre le Port d’Anvers et le Port autonome de Cotonou.

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Le port d’Anvers est un partenaire fiable pour le Bénin. Il le démontre à nouveau avec l’organisation d’une mission d’interconnexion entre la communauté portuaire belge et celle du Bénin. L’objectif est de renforcer les liens économiques entre les acteurs de la chaîne portuaire des deux pays. Ainsi, les hôtes belges ont visité les infrastructures du Port autonome de Cotonou et échangé, dans la soirée d’hier, avec la communauté portuaire du Bénin. Pour le directeur général du Port d’Anvers International, Kristof Waterschoot, cette mission est l’un des résultats concrets du partenariat entre le Port d’Anvers et le Port de Cotonou. « En contractant ce partenariat, l’objectif est non seulement d’améliorer la performance du Port de Cotonou mais aussi de renforcer le partenariat entre les sociétés privées et les deux communautés portuaires car cela peut changer la position du Port de Cotonou dans toute la sous-région », a-t-il ajouté. A en croire l’Autorité portuaire d’Anvers, Jacques Vandermeiren, ce brassage présente beaucoup d’avantages pour les deux communautés portuaires qui collaborent déjà à distance. «On peut se connaître sur papier mais c’est toujours mieux d’avoir des échanges directs entre les parties concernées… C’est le meilleur moyen d’asseoir la confiance et d’augmenter les affaires… C’est aussi important de venir découvrir sur le terrain ce qui se passe, pour évaluer les challenges et voir ce qui est possible à court et moyen termes», explique-t-il. Cette mission se présente aussi comme l’occasion pour les entreprises du Bénin de gagner en partenaires et de mieux échanger sur comment promouvoir les produits d’exportation. « Le partenariat entre les deux ports implique un travail de facilitation dans le commerce international. C’est en cela que la présente mission constitue une opportunité », confirme le directeur général du Port autonome de Cotonou, Joris Thys.

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Dynamisation du Port autonome de Cotonou

Travailler ensemble, c’est le mot d’ordre pour la dynamisation du Port autonome de Cotonou. Pour l’Autorité portuaire d’Anvers, Jacques Vandermeiren, c’est toute la chaîne des acteurs portuaires qui est appelée à améliorer ses pratiques, à être plus professionnelle et plus ambitieuse pour que le port soit effectivement le moteur de l’économie…Les entreprises sont donc invitées à s’engager et à intégrer la dynamique de modernisation et d’interconnexion pour accroître leurs bénéfices. Et pour ce faire, il faut « Oublier les vieilles habitudes du passé et les vieux dossiers pour s’inscrire dans la nouvelle dynamique », conseille le directeur général du Port autonome de Cotonou, Joris Thys. « Je suis confiant. L’avenir du port de Cotonou promet d’être intéressant et bien fructueux », va assurer, Jacques Vandermeiren. Le port d’Anvers occupe la deuxième et parfois la première place sur le continent européen. « Nous avons la plus grande position sur l’Afrique et notamment l’Afrique de l’Ouest. La plupart des marchandises qui doivent aller en Afrique transitent par le Port d’Anvers. Avec le partenariat entre le Port d’Anvers et celui de Cotonou, le Bénin peut tirer avantage de notre position et devenir le point focal dans la sous-région », fait savoir, Jacques Vandermeiren. Au directeur général du Port autonome de Cotonou, Joris Thys, d’ajouter : « Notre mission, c’est aussi d’améliorer le positionnement du Port de Cotonou surtout à l’égard des pays de l’hinterland. La réussite de ce challenge va profiter à beaucoup de sociétés béninoises. Le but est de faire gagner tous les acteurs de la chaîne, de faire croître l’économie béninoise. Si le Port de Cotonou devient le point focal pour les pays de l’hinterland, c’est une plus-value pour le Bénin et pour les entreprises béninoises». A l’en croire, en dépit de tout ce qui reste à faire, il y a déjà une énorme progression et les sociétés belges ont pu le constater. «Les sociétés belges sont impressionnées par le travail réalisé ici à Cotonou et sont engagées à améliorer le trafic entre les deux pays », a-t-il indiqué.